‹ Paralysies oculaires isolées chez l'EnfantChapitre 8 sur 18 · FR IN · texte numérisé non relu

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Apparition de ces accidents au cours d’une épidémie de poliomyélite antérieure aigué.

Neutralisation par leur sérum du virus de la poliomyélite.

Bon résultat de la sérothérapie spécifique (Radovici).

2) L’encéphalite épidémique.

Beaucoup plus rares sont les documents concernant les paralysies isolées au cours de l’encéphalite épidémique.

Ce fait provient de ce que les troubles oculaires de l’encéphalite consistent surtout en syndromes fonctionnels : |

Paralysie de fonction portant surtout sur la fonction de convergence.

D'ailleurs Monsieur J. Blum, dans sa thèse, fait remarquer que les paralysies nucléaires sont exceptionnelles dans l’encéphalite épidémique, tant à la période initiale (Morax et Bollak) qu'aux périodes ultérieures (Mile J. Lévy et Winner).

Rappelons toutefois les élémients qui permettent éventuellement de rattacher une paralysie oculaire isolée à lencéphalite épidémique :

Installation de la paralysie s’accompagnant de signes de la série encéphalitique : somnolence, sialorHéGreeice

Augmentation du sucre dans le liquide céphalorachidien. ‘

3) L’Hérédo-Syphilis.

Elle ne paraît produire qu’exceptionnellement des paralysies oculaires isolées. Sauvineau cite dans l'encyclopédie d’ophtalmologie de Lagrande et Valude quelques cas de Lawford, Zappert, Bernheimer, Wilbrand et Soenger et Cruchandeau. Fournier a d’ailleurs cité dans son livre sur la syphilis héréditaire tardive deux cas de paralysie isolée des gaines motrices oculaires, qui se sont amendées rapidement sous l'influence de la médication spécifique.

En faveur de l’hérédo-syphilis on ne négligera donc jamais devant une paralysie oculaire isolée de :

Rechercher les antécédents héréditaires;

Rechercher les stigmates d’hérédo-syphilis;

Pratiquer une réaction de Wassermann chez l’enfant et chez les parents.

4) La Tuberculose.

Elle reste une cause tout à fait exceptionnelle de paralysie oculaire isolée chez l’enfant, s’il n’en est pas de même chez l’adulte.

Rappelons à ce propos la curieuse observation de MM. Babonneix et Miget sur un cas de syndrome de Parinaud de cette: origine (observ. XII).

5) La Varicelle.

Les manifestations nerveuses de la varicelle étaient considérées jusqu’à ces dernières années comme très

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rares. En réalité, elles semblent plus fréquentes qu’on ne le croit couramment et de nombreux travaux récents ont paru sur ce sujet tant en France qu'à l’étranger (Galli, Fasela, Ludo, van Bogaërt, Comby, Babonneïix, Sendrail et Mile Dudevant, Bérode).

Les complications oculaires restent cependant peu importantes. Peut-être la rareté des faits publiés estelle en rapport avec leur discrétion clinique et la bégninité de leur évolution qui n’assombrit nullement le pronostic de la varicelle. |

Le Professeur Marfan a cité en 1893 le cas d’une petite fille de 22 mois qui, quelques jours après une varicelle fut atteinte de ptosis avec strabisme divergent. La guérison fut obtenue, mais il persista longtemps une certaine gêne dans l’élévation du globe oculaire. Il s’agit là de la première observation publiée de complication nerveuse oculaire de la varicelle.

En 1898, Monsieur Marfan relata un autre cas d’ophtalmoplégie ‘externe.

En faveur de cette étiologie on invoquera devant une paralysie oculaire isolée :

— La notion d’épidémie et de contagion.

— La recherche de déviation du complément visà-vis d’un antigène fait d’une émulsion de croûtes varicelliques. (Chavagny et Chaïignot).

6) Le Zona ophtalmique.

S'il est une cause assez fréquente de paralysie ocu-

laire (R. Hunt en a observé 12 cas sur 15 zonas ophtalmiques) il s’agit là d’une affection de l’adulte qui ne saurait nous retenir devant une paralysie isolée de l'enfant.

7) La Diphtérie.

Cette étiologie ne nous retiendra pas longtemps, car bien exceptionelles sont les paralysies oculaires de cette affection qui rentrent dans le cadre de notre travail, c’est-à-dire qui :

1°Restent localisées à un territoire nerveux.

2° Paraissent essentielles par suite de la discrétion du foyer primitif.

8) Les Oreillons.

Quelques cas de paralysies oculaires dues aux oreillons ont été signalés :

Paralysie de l’accommodation (Bagnéris) chez une fillette qui avait eu les oreillons 3 semaines auparavant.

Mandonnet a décrit une paralysie de l’accommodation accompagnant une paralysie du voile du palais chez un enfant de 9 ans, survenue quelques mais après les oreillons.

Blanchard, Dopter, ont rapporté des paralysies de la VI paire. É

Baas, Chauffard et Boidin, Netter, de la III paire.

Ces faits sont rares et s’expliquent par la méningite ourlienne (Hutinel, Weissemblach).

9) La Vaccine.

La méningo-encéphalite post-vaccinale a pu donner lieu à des paralysies oculaires, mais on discute encore sur la nature réelle de ces lésions qui :

Pour les uns, seraient dues à un neuro-tropisme particulier du virus jennerien (Comby, Netter, Lucksch, Turnball, et Mac-Intosh) ;

Pour les autres, seraient dues au virus de l’encéphalite épidémique ou à un virus inconnu (Krauss, Levaditi).

10) La Rougeole.

L’encéphalite morbileuse, rare par elle-même, ne semble donner qu’exceptionnellement des paralysies oculaires; ce seront surtout des paralysies de laccommodation, dont Sauvineau cite un cas personnel dans l’encyclopédie d’ophtalmologie de Lagrande et Valude.

11) La Variole.

Quant à la variole, sa rareté dans nos pays explique le manque d'observations à ce sujet. Cependant, Wilson et Ford ont rapporté des accidents nerveux identiques à ceux de la vaccine.

12) La Grippe.

Cette affection a donné lieu assez souvent à des paralysies oculaires rapportées par un grand nombre

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