‹ Paraphrases musicales sur les grands concerts du dimancheChapitre 16 sur 68 · PRE SE · texte numérisé non relu

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nétiques de la salle, cet orchestre et son chef se donnent

par mode, ou parce que les interprètes, aux Concerts

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ntal pour écouter batieithent ec doléances, En anche toutes mes sympathies, mélangées d’une vague

te rreur, courent à Méphistophélès.

| # Le diable, voyez-vous, était tout désigné pour peindre le diable, et l'effigie qu’il en a tracée ici me semble saisissante, précisément par ce qu'elle a d’inexistant et de négatif. Vous savez, en effet, que, Méphistophélès étant « l’es-

Ë prit qui nie toujours », Liszt conçut la singulière idée de le représenter non par un motif individuel, mais par des déformations, écourtements ou caricatures, des autres thèmes.

… C’est une chose effroyable, cette silhouette vide, cette | apparence d’entité simulant le Réel, dont elle n'offre qu'un inconsistant reflet. Surprenante symphonie qui | sonne « creux comme un masque de carton, traitée avec

* toutes les ressources d’une nature plutôt faite, je persiste à le croire, pour des rapts éloquents que pour des créations. D'ailleurs la fougue de ce tempérament a cons-

ruit, avec un exceptionnel bonheur, des girations étranges, des dislocations et des incohérences, des bour-

Rsoufures épiques sur le néant du tréfonds.

… Il en résulte une silhouette formidable et nulle, gigan-

En et stérile, de l’eflet le plus impressionnant... à re-

D tout autant qu’à entendre, — car l'émotion diminuerait beaucoup, j'en suis persuadé, si l’on n’apercevait pas des douzaines de mains nerveuses grattant du talon

“de l’archet les tétracordes en fureur ! Et quand les thèmes

de Faust et de Marguerite triomphent de ce mensonge … musical, j accepte plus facilement leur enflure un tantinet

… vulgaire, comme la naturelle et brutale protestation de av ie, contre toute cette abominable grimace de Mort.

| SOMMAIRE : Le Faust de Schumann. — Fantaisie de M. Deélafosse,

“pour piano et orchestre. — L'Or du Rhin. — Encore des — virtuoses : M. Burmester et M. Lamond. — Za Symphonie ; … inacheyée de Schubert. — Shéhérazade de Rimsky-Korsakow. 148 |

1°" Janvier 1901.

Vo { reconnaissance pour l'exécution intégrale QT Z du Faust de Schumann, qu'il vient de

Ê = donner au Châtelet. Mais cette composi- 00 F N tion est trop considérable et trop connue pour E. que je puisse en entreprendre ici l’analyse détaillée, et trop exclusivement musicale aussi dans son roman- 0 tisme purement psychique pour laisser place à la moin- dre glose littéraire.

‘4 Je m'en tiendrai donc à noter l'interprétation, médio- … cre du côté des instrumentistes qui ne réussirent pas à

… débrouiller le lourd échevau de l’orchestration schu-

| re manienne, fort soignée du côté des chœurs en leurs … magnifiques ensembles et très inégale de la part des «. chanteurs. On peut reprocher à l'ensemble de l’œuvre sa joliesse trop constante, sa couleur trop uniforme, lui “4 souhaiter une ouverture plus significative, une instru- … mentalion moins épaisse ; il n'empêche qu'elle témoigne … d’une générosité d’inspirations et d’une puissance d’abs- “ traire quilni donné, tout particulièrement dans l’as-

ONSIEUR Colonne mérite assurément notre

semblée des RONDE, un caractère mystique ARE "4 réelle grandeur.

Mais passons au programme infiniment plus panaché que nous offrit la semaine suivante M. Chevillard.

Je ne ferai certes pas un reproche à l’éminent chef d'orchestre d’v avoir inscrit le gentil Casse-Norsette de Tschaikowsky , ni ces fragments de Sy/yia que je m'étonne d’entendre tant de gens qualifier de vulgaires, alors que leur santé resplendissante me paraît si savoureuse. Que voulez-vous ! Après les magnificences de la Symphonie en ut mineur, dont le finale merveilleusement exécuté soulève des tonnerres de bravos, il ne me déplaît point de me balancer nonchalamment aux côtés de la nymphe de Diane, et de me dégourdir les jambes en secouant le sistre parmi le cortège de Bacchus. Mais chez nous on n’aime décidément plus les belles couleurs salubres. |

Ceci me rappelle un souvenir d’enfance. Bon petit campagnard, je venais d’arriver à la ville pour y commencer mes études, quand une dame, — très distinguée, ai-je besoin de le dire, — me rencontrant en compagnie de mes parents, crut bon de les féliciter sur ma taille et mon air éveillé, mais elle jugea nécessaire d’ajouter aussitôt : « C’est dommage qu’il ait si bonne mine et les joues si roses ! ».

La chère dame n'eût pas aimé Delibes, mais elle eût prisé fort M. Léon Delafosse, et la façon toute livide dont il nous décanta l'autre jour ses haFraonies de chez Lenthéric. |

Franchement je ne suis pas assez chic pour goûter comme il siérait de pareilles ivresses, et la seule vue du

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auditeurs de ses belles mains tantôt frémissantes et ner-

* veuses, tantôt attardées en de vaporeuses langueurs, rien à] ‘ ‘ . . , - qu'aux soins extatiques dont il entoure le débouchage

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