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Res qualités d’une manière sérieuse, large et E gravement émue. Quant aux applaudissements incon- RE qui lui ont été prodigués après des Variations de Paganini, (la langue française ne possède pas de termes 4 assez abjects pour qualifier cette immondice), je ne sais … sij'en dois rougir davantage pour le public ou pour D lui. N'était-ce pas suffisant, s’il tenait à prouver aux — Parisiens sa virtuosité, de leur servir ce Prélude de violon seul qui, pour être du grand Sébastien, n’en cons- titue pas moins uniquement une désagréable machine - d'étude P Fallait-il qu'après avoir supprimé de son pro- 1 gramme tout ce qui n'était pas de Bach, — afin, nous : a dit M. Colonne, de se présenter plus dignement pour la première fois devant le public français, — fallait-il
… qu'il le servit tout de même, en bis ? Cette fâcheuse … subtilité me rappelle Gorenflot baptisant carpe une pou- … Jlarde qu’il veut manger le vendredi; seulement Gorenà « flot n'est qu'un mauvais moine qui prête à rire, tandis que, par de telles concessions au goût dépravé de la … foule, un artiste de la valeur de M. Burmester me donne
7 plutôt comme une envie de pleurer.
15 février 1901.
nd, RSA Lu 7,
ë à L'association des Concerts Colonne, jalouse proba- | . blement des lauriers wagnériens remportés par l’orchesje tre Lamoureux, vient de jouer deux fois le grand duo de ET ristan et Yseult. Si la seconde de ces auditions ressem- ‘4 blait à la première, je ne regrette pas de n’en avoir en- ‘À fac qu'une. Les solistes, M. Kalisch et Mme Adiny,
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ont dû pourtant se tirer fort honorablement de leur tâche. Mais je n'en sais réellement trop rien, les instrumentistes et leur chef ont pris le malin plaisir d’écraser ces malheureux chanteurs sous des avalanches de sonorités tellement bruyantes, épaisses et pâteuses que les voix arrivaient à peine à traverser par instants, comme de pauvres bulles égarées, ce bourbier orchestral, pour crever aussitôt à sa surface invariablement opaqué et tumultueuse. |
En fait de massacre, ce fut un beau massacre !
Nous en eûmes un autre, le 3 février, au Nouveau- Théatre. Je veux dire l’exécution du Concerto en m1bémol, de Beethoven, par un pianiste allemand fort réputé, M. Lamond. Rarement je rencontrai, chez un virtuose, raideur, sécheresse, vulgarité pareilles. Oh ! les piètres trilies avortés, et les staccatos de rustre ! Les auditeurs témoignèrent pour là plupart de leur mécontentement. Osèrent-ils s’avouer aussi que pour être signé d’un nom illustre et vénérable entre tous, ce concerto lui-même n’est plus qu’une pièce vieillotte et fastidieuse, et que si, contrairement à trop d'œuvres du même genre, il garde du moins une décente musicalité, ce n’est que.
pournous tenirétroitement captifsdans lesombre Manoir «
de l’'Embêtement ? Non ! cet allesro du débutsurtout, avec son thème qui se répète indéfiniment sur le même ton et nous saisit par le bouton dela jaquette pour ne nous lâcher plus, si le génial auteur de la Pastorale de la Neuyième symphonie revenait au monde, et que nous prétendions le lui Servir, ce que vous le verriez se défiler !... N’ayons donc point de fétichisme, que diable ! Sachons
avouer que les maîtres sont parfois inégaux, et, conser-