AUS GANT
… vage qui sepuisse concevoir. C'est une symphonie fauve et suave; l’âme slave tout entière s’y dérobe avec de | » troublants reflets d'obsidienne, et les danseurs qui peu vent évoluer sur de tels rythmes, je me les imagine
- pareils aux chats de notre Baudelaire : ITS
RC Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques. Et des parcelles d’or ainsi qu’un sable fin , 1:14 OT Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
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- Aux concerts Colonne, le programme de la saison LA …. nous annonce un choix d'œuvres plus méthodique. FN … Jouer une symphonie de chaque maître du genre, en sui- «1e vant avec soin l’ordre chronologique, c'est un heureux …. dessein, d'autant plus que le choix des ouvrages annoncés - paraît judicieux. Mais il est évident que les appréciations personnelles jouent, en pareille matière, un rôle considérable, surtout pour les compositeurs modernes. nu É.. En tous cas, la saison promet d’être bonne. Elle serait | ie ‘ … meilleure avec un accueil plus large pour les jeunes 154 - musiciens. lis sont, chez nous, toute une élite de cher- es cheurs et de maîtres nouveaux, dont les productions n’attendent que le grand jour. Malheureusement, il faut
…. le reconnaître, si la porte ne leur est pas très largement 2 AE … ouverte par nos cappelmeisters parisiens, le public na qu'à s’en prendre à lui-même. Il est d'un invraisem- … blable misonéisme, et je crains de n'en apercevoirque … trop nettement la cause. Même quand il se plait aux ms | premières auditions d’une œuvre, il ne le montre quà … peine. Avant de « s’emballer » il veut être sûr de l’appro- 1 bation des pontifes, et la crainte de paraître « gobeur » pu I le paralyse dans son CHROME. :
Mais faut-il s'étonner que le snobisme tue l’intelligence après avoir tué le cœur ?
[5 novembre 1001.
Au Concert Colonne du 27 octobre, les Impressions d'Italie de M. Gustave Charpentier, jouées avec beaucoup de vie ét de morbidesse, remportèrent un grossuccès. La belle pâte musicale de cet ouvrage ne suffit pas à me le faire apprécier dans toutes ses parties. J'en admire vivement certains passages comme À /a Fontaine et A Mules, et surtout comme cette grouillante évocation de Naples, qui révéla si brillamment les dons de coloristé et l'inspiration puissamment populaire du jeune compositeur. Mais je souhaiterais plus de profondeur dans la peinture des sentiments, et je ne prise guèré l'émotion superficielle quoique chaleureuse du numéro intitulé Sur les Cîmes.
Avec les préludes de /’Ouragan, disposés en deux parties, nous entrons dans un tout autre domaine. Bien que les deux groupes de cet arrangement nouveau se terminent par des mouvements calmes, peu susceptibles de capter les applaudissements, ils ont eu beaucoup de succès, je me plais à le reconnaître. Ici l’émotion ne vise pas au lyrisme, elle s'éxprime, au contraire, par des moyens qui s’efforcent d'être aussi naturels que possible et qui, dramatiquement, doivent réaliser un grand effet. Au concert le courageux parti pris
de M. Bruneau, — parti pris qui tend à Ss’exagérer de
jour en jour, comme toutes les fortes convictions, — laisse voir, à mon sens, un côté vulnérable. Dans quel-
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à que branche que ce soit, l’art conçu d'après les formules … chères à M. Zola, procède plus comme la démocratie ‘4 que comme la nature : je veux dire plutôt par élection … qué par sélection. L'on prend au milieu de la foule % quelques individus, presque au hasard, pour en faire la É représentation nationale, au lieu dé choisir, avec de lentes et sûres méthodes, les types les plus susceptibles Eee d'amener un progrès dans l’espèce. La musique réaliste —. agit de même. Elle possède l'avantage de représenter - sans fard, tels quels, des thèmes spontanément jaillis au … contact d’une émotion. ou en face d’un paysage. Elle à …. peut-être le tort de né pas soumettre suffisamment ses inventions au crible du goût, qui est la pierre de touche . individuelle, indiquant au créateur les chances de durée 4 de ses conceptions, leur pouvoir de résistance dans la » Jutte pour la vie. « Tout ce qui est vrai contient en soi | des germes de permanence ! » dira-t-on. Mais il reste 4 justement à savoir Si le vrai de la vie demeure le vrai - dans les images artistiques, alors mêrne que celles-ci ñe sont pas Condensées par des synthèses suffisamment müûries, par des abréviations suffisamment délibérées ; en un mot, s’il peut y avoir de l’art sans un peu d'’arti- 0 ficiel ?.… Dans les préludes de /’Ouragan, les thèmes de M. Bruneau th’apparaissent avec l'incontestablé mérite - d’une simplicité franche et très active, mais avec le É 4 défaut des expressions impatfaites, n’ayant pas le droit d 4 de se dire le symbole de ce qu’elles expriment, parce — qu’elles en sont l’extrait aléatoire plutôt que l’abrégé |. typique.
—. De telle sorte que, dans cette matinée, mon plaisir le … plus complet vint du Concerto en ut mineur de M. Saint-