‹ Paraphrases musicales sur les grands concerts du dimancheChapitre 53 sur 68 · ER · texte numérisé non relu

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aux prises, muscles et pensée... Ah! les piètres bar-

bares qui reculent devant un harmonium !... Et le reste est néant, sans compter un petit bastringue dont le sens m’échappe tout à fait.

Paris, le 19 janvier 1903.

Pour vous narrer les Concerts de ces derniers dimanches, je suis tenté d'employer aujourd’hui le style télégraphique, parce que je suis très pressé! Ah ! quand donc sonnera l'heure, l'heure unique où je ne serai pas très pressé !.…

Au Nouveau-Théâtre, les symphonies de Beethoven tirent à leur fin. Le 11 janvier nous entendîmes la septième, qui est décidément, à mes yeux, le point culminant de la musique pure, avec son allegretto absolu comme un théorème de géométrie, et bâti pour les siècles entre l’infiniment lent et l’infiniment rapide, entre l'infiniment triste et l’infiniment joyeux ; avec son scherzo, que toute démocratie devrait adopter pour chant de triomphe et son finale, beau comme une bacchanale cosmogonique...

Hier ce fut la huitième, celle en ja, moins puissante, mais toute gemmée de trouvailles orchestrales limpides et charmantes, telles qu’une rosée matinale sur des fleurs de pêcher.

Laissez-moi goûter aussi le plaisir de vous mander le succès très vif remporté par Mme Faliero-Dalcroze, il y a dix jours, dans l'Air de Suzanne et l'Air de Chérubin qu'elle chanta d’une façon délicieuse. On ne saurait

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