‹ Parasitisme et mutualisme dans la natureChapitre 9 sur 28 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

des complexes homophysaires réalisés par les organismes animaux et végétaux.

La sociologie elle-même ne peut plus être considérée que comme une branche spéciale de l’éthologie. Il est inutile d’insister sur la haute valeur pratique des concepts de solidarité, de mutualité, de parasitisme social et sur la signification de plus en plus précise que prennent ces idées de sociologie humaine quand on les éclaire par les connaissances fournies par la sociologie comparée.

En raison de ce développement extraordinairement rapide de la science éthologique, développement suscité depuis un demi-siècle par les théories transformistes, il devenait indispensable de donner au public français sous une forme élémentaire une nouvelle revue des faits de parasitisme et d’association au sens le plus large. L’esquisse tracée naguère par P. J. van Beneden sous le titre Commensaux et parasites et publiée dans la Bibliothèque scientifique internationale a eu un grand et légitime succès. Il convenait de reprendre cet essai en le mettant au courant des découvertes modernes et en tirant des observations chaque jour plus nombreuses et plus variées les conséquences qu elles comportent.

C’est cette tâche difficile que M. Laloy a entreprise avec beaucoup de zèle et d’érudition dans le livre qu’il nous offre sous le titre de Parasitisme et mutualisme .

Plein de faits heureusement choisis et bien exposés, enrichi de figures nombreuses dont quelques-unes sont originales, un pareil ouvrage nous paraît très propre à vulgariser les phénomènes si compliqués de la physiologie

externe et à répandre le goût des recherches si passionnantes d’éthologie qui firent naguère la gloire de notre Réaumur avant d’être vivifiées et renouvelées par le grand souffle darwinien.

Alfred Giard.

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