SCÈNE ÏX
MOHAMED, KERSÉS.
KERSES , sans apercevoir Mohamed.
C'est une belle chose que la guerre î la popalation se détruit, les finances s'épuisent, les impôls se multiplient, ma petite Thélie .se désole, et moi je me donne à tous les diables; en l'cvanchc, la pr'ttric s'immortalise, nos fournisseurs s'enricbissent, et nos braves se font tuer, ou trouvent de l'avancement... Pauvre Kersès, si tu possédais la millième partie de ce qu'un peu de 'gloire va covitcr aux malheureux Grecs, demain tu serais l'époux de la seule femme qui ait pu te charmer. ( apercevant Mohamed. ) Quel est cet homme? un Musulman, si je ue me trompe... l'amour n'a rien de commun avec ces gens- là.
( Il se dispose à sortir. ) MOHAMED.
Je t'ai entendu, Kersès , demeure.
KERSES, avec wue grande surprise.
Le seigneur Mohamed!...
MOHAMED
3'aimc ta franchise. ( Avec bonhominie.)Ta disais donc que la jeune et belle ïhclie a su te plaire, et qu'un peu d'or...
KERSÈS.
Me rendrait le plus heureux des hommes... mais j'aij)eu d'amis; point de protecteurs . et par coaiséqueut...
MOHAMED, l'interrompant.
Kersés , cette bourse de mille sequins pourrait-elle faire ton bonheur?