CHAPITRE \'. — LE coxcouRs hippique
Ce que (lovail être le concours Lippiqiie. — Ce qu'il a été. — Ce qu'il est devenu. — Le prestige de l'unirormc. — L'n carrousel. — Souvenirs et regrets. — Cavaliers laïques et militaires. — Spectateurs et spectatrices.
De tous les exemples qu'on pourrait citer à l'effet de prouver à quel point une institution peut se trouver détournée du but que se proposaient ses fondateurs, je n'en connais pas de plus concluant que celui présente par le concours hippique, depuis sa création jusqu'à nos jours.
Ses fondateurs avaient l'intention d'organiser à côté de la Société d'encouragement, dont l'influence sur l'élevage des chevaux de pur sang en France a donné de si excellents résultats, un groupe d'amateurs favorisant par tous les moyens en leur pouvoir la production du cheval de demi-sang, et facilitant en outre les relations directes entre les éleveurs et les acheteurs.
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L'ancien concours. — Prêseolalion du produit.
Pendant un certain temps, malheureusement fort court, le but que la nouvelle Société s'était propose a été consciencieusement poursuivi, et l'on pourrait citer jusqu'à deux de ses réunions annuelles dans lesquelles les chevaux qui y ont figuré avaient été directement amenés par les gens qui les avaient élevés.
L'ancien concours. — Classement par catégories.
Pour quelles causes ceux-ci ont-ils renoncé à leurs envois? Ont-ils reculé devant l'importance des frais occasionnes par les voyages de leurs produits? ou leur amour-propre d'éleveur, presque aussi susceptible que l'amour-propre
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paternel, a-t-il été froissé par les décisions d'un jury qui ne s'est pas montré suliisammcnt (ransportc d'enthousiasme? C'est un point qu'il serait outrecuidant de vouloir décider ; ce qui n'est pas contestable, c'est que les éleveurs forment aujourd'hui l'infime minorité des exposants, et que le plus grand nombre des chevaux envoyés appartiennent à quelques grands marchands, qui semblent avoir monopolisé le nouveau marché ouvert pendant les quinze jours de la durée du concours hippique.
L'ancien concours. — Appréciation da degré de dre6E3<]e.
l'ne raison qui n'a peut-être pas moins contribué à éloigner du palais de l'Industrie les producteurs de chevaux, désireux de voir les qualités hors ligne que tous sans exception attribuent à leurs élèves, être l'objet d'un long et attentif examen de la part du jury, a été sans nul doute l'engouement avec lequel la mode a adopté les réunions de l'après-midi, consacrées aux sauts d'obstacles.
Devant un pareil succès, les organisateurs de ces réunions n'ont pas eu le courage de résister à la tentation de multiplier des séances qui devaient forcément amener des recettes considérables, et les résultats inattendus obtenus
de la sorte onl peu à peu délourné leurs regards du but primitivement recherché.
Est-ce un bien? est-ce un mal? Les uns disent oui; mais outre qu'ils sont pour la plupart intéressés dans la question, ce sont les moins nombreux; et si l'on en venait à un vote plébiscitaire, leurs protestations seraient étouffées par les acclamations de la foule, qui trouve son plaisir au spectacle qu'on lui fournit quotidiennement, et se soucie des résultats utiles qu'on aurait pu obtenir autant que des neiges d'antan.
L'ancien concours. — Un peu de public.
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Pour moi, qui crois fermement à l'influence, indirecte il est vrai, mais trèsréelle du concours, et qui jouis autant que pas un du spectacle qu'il offre aux curieux, je me réjouis sans arrière-pensée des encouragements qu'il offre aux amateurs d'équitation. Pour que les chevaux sautent, il est indispensable qu'il y ait des cavaliers capables de les faire sauter, et il n'est pas besoin de remonter bien haut dans le passé pour trouver le temps où la plus grande difficulté pour l'organisateur de semblables fêtes aurait précisément été de trouver un nombre d'acteurs suffisant. On les compte aujourd'hui par centaines ; c'est un premier résultat définitivement acquis et qui n'est point à dédaigner.
Ces réserves une fois faites sur les services qu'on attendait de l'institution de la Société hippique française , nous n'avons qu'à constater la faveur croissante dont ses réunions sont l'objet. — La date de l'ouverture du concours, qui coïncide avec le retour à Paris de tous ceux que les grandes chasses ont