‹ Paris à cheval (volume 2)Chapitre 29 sur 43 · LE BOIS LF, SOIR · texte numérisé non relu

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Se fftiîrjne dan^ In jonrn^e en faisant des cctursea uliles. — Se rejiose le srtir eo s'agitaiit davantage, mais pour le plaisir.

Aurait bien emmené quelqu'un de sa famille ponr occuper la place \ide. Mais ils sont trnp gros et tiennent trop chaud.

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Reviennent de Saint-Germain par le plus court. & moins qu'iU ne reviennent de ItobinsoD par le plus lnii<{.

Une h^ttre du matin. — Retour ans allures vives vers les restaarai<ts clos et les boissons rbandes.

Dans CCS abreuvoirs champêtres, c'esl, au contraire des cafés-concerts, le consommateur et non la consommation qu'on renouvelle : de huit heures à minuit pour les soirées de chaleur moyenne, jusqu'à une heure du matin et au delà pour les nuits caniculaires, le nombre des voitures qui arrivent par la droite n'est égalé que par le chiffre de celles qui s'en vont par la gauche. C'est un mouvement incessant, un va-et-vient perpétuel. On attend debout qu'une table devienne vacante, et dès qu'une chaise est vide, deux mains au minimum cherchent à s'emparer du dossier. Pendant que les garçons installent les nouveaux arrivés, les chasseurs président à la mise en voiture des parlants, et, tandis qu'à droite on réclame les sherry gobbler de l'as, on

appelle à gauehe le cocher l'aul et la Victoria de la cité Pigalle. Ici, un monsieur très-allairé fait a|)porter à des dames heruiétiquemeut voilées de nombreuses boissons qu'elles absorbent sans descendre de voilure. Là, un gros homme qui accompagne une dame qui pourrait passer pour sa fille si elle était plus simplement mise descend de sa Victoria avant qu'elle soit arrêtée, et arrive à terre le ventre le premier.

Plus loin, stationne une voilure habitée par deux personnes qui ont fait demander M. Ernest et ont été immédiatement eutoui-ées par tous les célibataires présents, porteurs de ce prénom excessivement répandu.

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Voici maintenant une noce tout entière qui arrive en plusieurs landaus, mariée en tète, escortée par ses garçons d'honneur.

Ici, un monsieur distrait sort successivement de ses poches les numéros de tous les fiacres qu'il a pris depuis un mois, sans parvenir à mettre la main sur celui du Camille qui l'a amené.

Là, c'est un couple mystérieux, mais altéré, qui députe son cocher à la recherche d'un garçon, et attend inutilement le retour de son ambassadeur.

Partout, c'est un mouvement fébrile qui va croissant jusqu'au moment où la brise nocturne, se mettant à souffler pour de bon, apporte enfin à tous ces congestionnés la fraîcheur qu'ils cherchaient. Tous alors se mettent à grelotter, relèvent les collets de leurs paletots, abaissent les capotes et les tabliers de leurs voitures, et rentrent précipitanunent à Paris, en donnant à leurs cochers l'adresse d'un restaurant de nuit où ils aient la certitude de trouver quelque grog sérieusement américain ou un bol de vin réellement chaud.

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