I.ecoD de nuides. — Un lournant
C'est dans cette succession de mouvements que gît toute la difficulté, difficulté nulle pour tous ceux qui ont quelque habitude du tandem, sorte d'attelage pour la direction duquel toutes les qualités nécessaires pour conduire à quatre demandent à être doublées.
La direction du cheval attelé en flèche est d'autant plus difficile à maintenir, qu'il est plus isolé.
Aussi loin du conducteur que dans l'attelage à quatre, il n'a pas l'appui que chacun des chevaux de volée trouve dans son compagnon.
En outre, le cheval attelé au brancard d'une voiture à deux roues n'a pas
l'aplomb, la résistance de la paire de chevaux traînant un véhicule du poids d'un mail ou simplement d'un grand break, dont la marche est d'ailleurs forcément beaucoup plus lente.
LfroQ (le gaidcG. — F]q tandem.
Ici se place la contre-partie de l'axiome posé plus haut, et bien souvent tel cocher qui peut le plus, c'est-à-dire qui conduit honorablement quatre chevaux, serait fort embarrassé si on lui demandait le moins, qui est de conduire deux chevaux attelés en tandem.
Four in latittl conduit à l'anylaise.
En Angleterre, dans tout attelage à double conduite, yè?/;' in Iiand ou tandem, il est de règle que les chevaux de tête soient niainlcuus au galoj) pen-
PAIUS A CHEVAL
danl que les seconds IroUcnt : c'est à la fois un raffinement de difficulté et d'élégance, un pîaisir de plus pour le s])ec(ateur. Ici, on se contente de maintenir tout l'attelage à la même allure. A cette modification d'une manière de conduire empruntée à nos voisins, la raison est facile à trouver. Chez eux, le dernier des charretiers fera place à un équipage; ici, sur n'inq)orte quelle route, vous serez obligé d'attendre le bon plaisir de chaque roulier, et comme il est plus facile de faire passer un cheval du trot que du galop au pas , il a fallu renoncer au galop; — c'est d'ailleurs beaucoup que nos frères du peuple nous permettent encore les allures rapides.
A ceci quelle raison?
Elle est très-simple : peu de boxeurs dans nos classes dites dirigeantes, tandis que chez nos voisins... quels admirables coups de poing!
Coup de poing aoglais.
De midi à deux heures, la chaussée des Champs-Elysées est absolument déserte, — chacun est allé réparer par un repas abondant les forces dépensées dans la matinée.
Les dresseurs ont terminé leur travail, et les promeneurs du matin se sont rendus à leurs affaires.
La grande avenue appartient exclusivement aux arroseurs, qui profitent de leur solitude pour ne pas arroser et causer entre eux des événements du jour, assis sur la bordure des trottoirs , pendant que (ous les chiens du
quartier prennent leurs ébats sur la chaussée, que quelques rares omnibus, continuant imperturbablement leur route invariable, sont maintenant seuls à parcourir.