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criptible fureur. Bénéfice net : cinquante pour cent de gens horripilés sur un total de cent candidats.
La figuration des mail-coachs atteint un résultat identique, en ce sens qu’elle crée inutilement une série de mécontents.
Un prix donné pour une épreuve déterminée, une course d'obstacles où de vitesse, appartient de droit à celui qui a rempli les conditions du programme, et ceux des concurrents évincés savent pourquoi ils l'ont été. De plus, leur insuccès n'implique aucun blâme, soit de leur façon de monter, soit du goût de leur tenue : il n’en est pas de même quand il s’agit de classer des attelages. |
Le jury prend sur lui de décider une question de goût.
En préférant le mail de M. Z... au coach de M. X..., vous blessez M. X..., qui a forcément la prétention de se connaître en chevaux, en voitures, en harnais et en livrée, non-seulement aussi bien que son voisin, mais encore aussi bien que vous qui vous constituez en tribunal pour déclarer que ce qui lui plait n’est pas plaisant, et que ce qu’il trouve le comble de l'élégance ne possède aucun style.
Cette facon détournée de lui dire qu’il ne se connaït rien à rien l’exaspère tout naturellement et lui constitue un grief contre vous, qui donnera naissance à une féroce rancune. Par contre, ceux que vous avez primés trouvent la chose toute simple, et ne vous en savent aucun gré. Je ne vois pas qu’il y ait compensation, à moins qu'on ne fasse entrer en ligne de compte le plaisir qu’on peut avoir à donner de petits coups d’épingle dans lamourpropre du prochain.
Au concours hippique. — Quelques mécontents.
Disons toutefois à la décharge du jury, qui nous paraît dans cette circonstance se mêler quelque peu d’affaires qui ne sont pas complétement siennes, que cette accumulation dans la nef du palais de l’Industrie de la plupart des
beaux attelages parisiens y produit un effet des plus réussis, et permet aux amateurs de les mieux apprécier que partout ailleurs; ils les voient à la fois au repos et en mouvement, et peuvent ainsi apprécier les qualités d’allures
et le plus ou moins de soin apporté au détail.
Au concours hippique. — Figuration des mails ; l'examen. Jl 8 ;
Quelque intérêt que puisse offrir le programme des opérations du concours, il ne saurait jamais lutter avec le plaisir que le public éprouve à se regarder lui-même. Là est le vrai motif de l’affluence des spectateurs; les chevaux n’en sont que le prétexte. Ne faut-il pas, en effet, que la réunion soit, par sa composition même, un véritable réservoir à potins, pour que des femmes élégantes, délicales, consentent à rester, pendant des séances interminables, empilées, mal assises, asphyxiées par les émanations des écuries, souvent par une chaleur excessive? En conscience, consentiraient-elles à subir un pareil supplice, si le seul spectacle qui leur soit offert consistait réellement dans la vue d’un unique monsieur, civil ou militaire, sautant éternellement le même obstacle? Non, n'est-ce pas?
Donc, puisque le public constitue la partie peut-être la plus intéressante de l’ensemble du spectacle, regardons-le à son tour. Notons au passage les principaux {ypes au moment de leur apparition dans les tribunes.
Les premiers arrivés sont les membres du jury. Je ne vois pas très-nette-
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