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ment quelle pousrait être leur installation de nuit au palais, sans quoi j’affirmerais qu’ils y couchent; toujours est-il que je n’en ai jamais vu un seul y entrer, et que je n’ai jamais non plus constaté de visu qu’un seul en sortit.
Il y aurait, sans quitter le jury, une intéressante série de personnalités à étudier ; mais, outre que la plupart sont absolument connues, rien ne m’autorise à portraicturer sans leur consentement une collection de parfaits gentlemen, qui s’inpcsent, dans un but absolument désintéressé, d’épouvantables corvées. On re sait jamais si l’on sera agréable à quelqu'un en l’imprimant tout vif, et je serais désolé à la pensée de causer un ennui si léger qu'il füt à l’un ou l’autr : des organisateurs dévoués d’un plaisir publie dont je prends régulièremer : ma part.
Contentons nous donc de tracer des traits généraux, qui, s'appliquant à
tous, ne désignent personne.
Le membre du jury est un
homme entre deux âges, en général plus près du second, qui s’est toujours occupé de chevaux, soit comme sociétaire d’une écurie de
courses, soit comme éleveur, soit
comme veneur, voire comme simple amateur. Il est généralement connu comme le loup blanc de tout le personnel qui s’agite entre l’'Obélisque et la Cascade, et il n’est pas un seul garcon d’écurie du quartier des Champs-Élysées qui ne
sache à quel titre il a droit.
Toujours très-soigné de sa per-
sonne, sa mise fait connaître à
l’archéologue l’époque précise de
ses plus grands succès. Celui-ci
Au concours hippique. — Membres da jury.
a conservé, en effet, le chapeau qu’il portait à l’époque où il gagna son dernier steeple-chase à Berny. Celui-là n’a jamais pu abandonner le pantalon à sous-pieds qui lui a valu d’être remarqué par Fanny Essler, tandis qu’un troisième porte obstinément la cravate crinolinée avec laquelle il a défendu à la Chambre des pairs l'administration des haras, injustement attaquée à propos de la jumenterie de Pompadour. Tous ces hommes de
loisir, qui en temps ordinaire ne se dérangeraiïent pas d’une partie de whist à la nouvelle que le feu-consume leur hôtel, dépensent en tant que jurés une activité dévorante. Ils vont, viennent, discutent, pérorent, examinent les chevaux, gourmandent les hommes, font modifier un obstacle, prennent des notes, traversent le manége dans toute son étendue pour aller demander un renseignement à l’un de leurs collègues, et finalement vont se coucher harassés, après avoir dépensé une somme d’énergie qui suffirait à la restauration de n’importe quel régime déchu ou au renversement de n’importe quel gouvernement existant.
Immédiatement après le membre du jury, on rencontre l’ami des membres du jury; son activité est égale à celle de l’astre dans l’orbite duquel il s’agite. Si le juré fait un pas, il en fait dix ; | car, outre qu’il accompagne par- SE GEL : : 1 tout, ilest de toute nécessité qu'il | | aille aux tribunes faire part aux amis des découvertes faites, car il a la manie de montrer qu’il est bien informé. À joué comme son
ami un rôle dans le monde du sport, mais un rôle secondaire; a couru comme lui, mais a récolté plus de chutes que de prix; a fait de l'élevage, mais sans succès, et n’a jamais pu, malgré des efforts incessants, s'élever de l’emploi de confident à celui de premier rôle.
Viennent ensuite toutes les variétés du sportsman : notons en pre-
Wurs ee BARRES
de re BR PEN mière ligne le sportsman en pleine activité qui courait l’autre dimanche à Auteuil, lundi au Vésinet, mardi à Saint-Ouen, mercredi à Enghien, jeudi à La Marche, vendredi à Achères et samedi à Maisons-Laffitte. Il est en pleine condition, maigre comme un clou et sec comme un copeau. Ne prend jamais aucune part aux épreuves, et professe un mépris absolu pour cette variété de steeple-chase couru sans vitesse par-dessus des obstacles sans solidité.
Cause volontiers avec Le sportsman en retraite, qui, lui, n’a pas couru depuis
1832, mais partage le scepticisme du précédent à l'égard du spectacle auquel
AU £ONCOURS HIPPIQUE. — TYPES D'HABITUÉS
Ruffole du saut des obstarles. S'intéresse aux chevaux, qu'elle plaint du fond de son cœur, quand ils se cognent les jambes aux barres; est venue entre le cours ae solfége et Scelui de déclamalion, accompagnée de sa qgouvernante, qui déclare n'avoir jamais assisté à un spectacle aussi ennuyeux.
Venue pour applaudir au succès du lieutenant de la deuxième du douzième ; à son défaut se rabattra sur lo sous-lieutenant de la quatrième dv huitième. Comme pis aller, se contentera de la victoire du gros capilaine de la troisième du premier,
Ancien sporlsman parisien que ses malheurs out rendu provincial. Venu dans le seul but de débiner ses successeurs, blâme les cavaliers, critique les chevaux, el ne laisse échapper aucune autre exclamaliou approbalive que celle-ci : « C'est bien fait] »
quand l'un des concurrents cu bule à quelque obstacle.
— C'est heureux tout d' même, qu'il y ait encore des jeunes qui aiment à sauter pardessus tout ca, et qu'à nos âges nous ne soyons pas ob'igés de monter nos élèves. …
— Oui, c'est heureux; muis s'il le fallait pour s'en débarrasser, on l' ferait bien tout d' mème.
— Oh, pardon! Mille pardons |!
Mais vous avez pris la place d'un de mes bons amis, el...
— Il ne tient qu'à vous, madame, de me compter dans Je nombre...
Venus pour applaudir les camarades et voir si, sans prendre part aux épreuves, il m'y aurait pas moyen de parlager leurs succès,
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Sait qu'elle rafole des bonus cavaliers. , Venu saus autre intention que — Oh! ma chère, quelle eulbute! pourvu A pris part à la lutte afin de la séduire par de montrer aux camarades que, | qu'il ne se soit rien cassé! ! la correclion de sa tenue et la fermeté de quoique retraité, on resle loujours — Qu'est-ce que ça peut te faire? il n'est son attitude, atlaché par le cœur à son ancien pas de notre régiment. régiment, sacré nom de nom!
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