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CHAPITRE IL — LES STEEPLES-CHASES

De la génération spontanée des hippodromes dans la banlieue parisienne. — Du steeple-chase dans ses rapports avec l’art dramatique. — Du spectateur compatissant et du spectateur féroce. — De quels obstacles essentiels doit être hérissée une piste de steeple-chase. — Jockeys et amateurs, — Le club de la rue Royale. — Auteuil. — Réunions privées. — La Marche. — La Croix-de-Berny. — Aller et retour.

Sans la culture maraichère, qui ne peut rencontrer une prairie de quelque étendue sans la défricher immédiatement, la banlieue de Paris serait littéralement couverte d’hippodromes de steeple-chases.

Les courses d'obstacles ont sur les courses plates l’avantage de n’avoir été monopolisées à leur apparition par aucune société d'encouragement. De là la spontanéité de leur génération : il suffit qu’un chemin de fer contenant un

spéculateur côtoie une clairière un peu vaste, pour que ce spéculateur aie

l’idée d'utiliser en même temps le chemin de fer qui Le transporte et le médiocre lerrain qu'il aperçoit : il achète ou loue le terrain, obtient des administrateurs du chemin de fer l’installation d’une station, fait construire des tribunes, creuse une rivière, élève un mur, plante des haies, dresse des barrières, trouve un nom euphonique et sonore pour

désigner Pendroit qu'il a découvert, et couvre les murs de Paris d'affiches multicolores annonçant à la foule des parieurs que tels et tels prix seront courus tel ou tel

jour à tel endroit.

Il n’en faut pas davantage pour que la France compte un nouveau champ de courses, dont rien ne faisait

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