‹ Paris à chevalChapitre 80 sur 98 · NT S É · texte numérisé non relu

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Lorsque ces impitoyables spectateurs arrivent sur une piste avant que les épreuves soient commencées, ils vont s'assurer personnellement de la solidité et de la hauteur des obstacles. Ils examinent la construction du mur, sondent avec leur canne la profondeur de la rivière, dont ils mesurent la largeur en faisant des pas démesurés ,

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et poussent de l’épau'e la travée supérieure des barrières fixes, afin d’en éprouver la résistance.

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À leurs yeux, il ne suffit pas qu’un obstacle soit d’une certaine élévation, il faut encore qu’il soit incassable : ils ne sont pas gens à se contenter de barrières de carton, et, de même qu'ils tiennent à ce que les acteurs sur la scène mangent véritablement, ils désirent que les jockeys qui ont honneur de galoper devant eux aient sérieusement la possibilité de se rompre les os.

Les doubles barrières fixes sont leurs obstacles préférés, non parce qu’elles exigent du cavalier plus d’habileté et plus de docilité de la part du cheval, mais par cette seule raison que les panaches y sont plus fréquents.

Pour qu'ils se déclarent satisfaits d’une piste de steeple-chase, il est essen-

iel qu’elle possède :

1° Une rivière d’une largeur respectable ;

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3° Plusieurs barrières fixes d’une résistance incontestable : y

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4° Un saut en contre-bas aboutissant de préférence sur un ferrain exceptionnellement dur; |

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