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9° Une banquette irlandaise suffisamment élevée pour que le meilleur sauteur ne puisse la franchir d’un bond, et assez étroite pour qu'il ait chance de ne pas y trouver un point d’appui suffisant ;
Et pour terminer, une double barrière dont les deux parties soient suffi-
samment rapprochées pour qu'il soit possible, en franchissant la première, de retomber sur la seconde.
Quand un champ de courses renferme tous ces casse-cou, toutes ces chausse-trapes, l’abonné féroce l’honore de sa faveur, et, pour peu que dans les réunions précédentes il se soit produit quelque grave accident, il se fera remarquer par une assiduité complète.
Les organisateurs de ce genre de fêtes le savent bien, et multiplient les plus formidables obstacles; ce qui d’ailleurs aboutit à un but absolument différent de celui qu’ils se proposent d'atteindre.
Neuf fois sur dix l’exagération du train est la seule cause des accidents dont les suites sont fatales, et les jockeys mènent toujours plus sagement quand ils savent qu’ils ont à franchir des obstacles vraiment sérieux.
Le jockey amateur, qui constitue à lui seul un danger plus redoutable que (ous ceux auxquels s’exposent les steeple-chaseurs, se tient volontiers à l’écart des parcours tro, sévères, et son abstention dans les épreuves vraiment difficiles contribue pour beaucoup à la diminution des accidents.
Il en résulte que la luite $e circonscrit entre des concurrents sachant à fond leur métier, et rendus prudents par l'expérience ; qui modèrent le train et abordent l’obstacle avec une sagesse égale à leur résolution.
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