LE PILORI DE LA PLACE DES HALLES
CIMETIÈRE ET €HARNIEIl DES INNOCENTS.
capitale va cesser d'être la résidence habituelle du roi; Louis XIII lui préfère Saint-Germain; ses successeurs, Versailles, mais elle ne perd rien à cet abandon relatif : le xvn° et le xviii^ siècle vont être pour elle la période la plus féconde en accroissements et en prospérité.
Autour de la place Royale, dont nous venons de parler, le Marais — c'est-à-dire les terrains maraîchers dont la majeure partie appartenait au prieuré de la Gulture-Sainte-Gatherine — se construisit et devint le quartier le plus aristocratique de Paris. On n'était de la bonne compagnie qu'à condition d'avoir son hôtel au Marais. Il nous a été assez conservé de ces hôtels pour attester la magnificence du quartier, mais l'aristocratie les a désertés depuis longtemps, du moins celle de la naissance; l'industrie lui a succédé dans ces nobles demeures et y fait, d'ailleurs fort bonne figure.
A l'autre extrémité de la ville, sur le chemin de Vaugirard, Marie de Médicis confiait à l'architecte Salomon de Brosse le soin de lui bâtir le somptueux palais du Luxembourg. Pour l'alimenter d'eau, elle n'hésitait pas à capter les sources de Rungis, à trois lieues de dis-