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FOSSÉS ET JARDINETS DE L'HÔTEL DES INVALIDES

et sa dénomination passa par les mêmes vicissitudes que celles de la place où il conduisait. C'est en 1795 qu'il fut définitivement nommé pont de la Concorde.

Il serait imprudent d'affirmer que sa construction fut achevée à l'aide de pierres provenant de la démolition de la Bastille : on n'en est rien moins que sûr. Ce qui est certain, en revanche, c'est que, en 1813, Napoléon P^ avait confié à douze sculpteurs l'exécution de douze statues de généraux, au prix de 25,000 francs chacune pour la décoration du pont. Ce projet n'eut pas de suites ; la Restauration le reprit, cette fois en l'honneur de grands hommes de l'ancien régime :

Condé, Duguay-Trouin, Du Guesclin, Turenne, Sully, Colbert, Suffren, Richelieu, Bayard, Du Quesne, Suger, Tourville. Les statues furent faites et installées ; mais, en 1837, on dut les enlever, car leur masse excessive était fâcheuse pour l'œil et allait même jusqu'à compromettre la solidité du pont : elles allèrent décorer la grande cour du château de Versailles, elles y sont encore aujourd'hui.

Les édifices administratifs sont fort nombreux dans la partie orientale du quartier des Invalides. Le palais de la Lég'ion d'honneur occupe le quadrilatère formé par les rues de Bellechasse et de Solferino,le quai d'Orsay et la rue de Lille. C'était l'hôtel de Salm-Salm, bâti en 1786 avec une rare élégance, encore qu'un peu mièvre. Après que M"^® de Staël y eut vécu quelque temps, il fut affecté, sous Napoléon P^^ même, à l'ordre de la Légion d'honneur. Les flammes, qui, en 1871, détruisaient la Cour des Comptes, ne l'épargnèrent pas, mais on a pu le réédifier avec sa grâce primitive. L'ambassade d'Allemagne occupe un bel hôtel, rue de Lille, 78. — De l'autre côté du boulevard Saint-Germain, le ministère

Piuot. Neurdein.

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