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L'OBÉLISQUE DE LOUQSOR

L'Empire y célébra de nombreuses fêtes; mais en 1814 les alliés y campaient, et pendant les trois premiers jours de mars 1871 Paris eut, de nouveau, la douleur de savoir que lesPrussiensy étaientinstallés.

Là, enfin, s'arrêtent ces lamentables annales ; depuis, la place de la Concorde s'est fréquemment illuminée pour de brillantes réjouissances et a mieux justifié son nom. ^

Les Champs-Elysées s'incorporent à elle et lui font un magnifique prolongement. Ils lui étaient antérieurs. Après la création du Cours la Reine, dont nous allons parler, Louis XIV, vers 1670, avait ordonné la plantation de quinconces d'ormes pour donner un fond de décor au palais des Tuileries. Cette plantation fut renouvelée à la fin du règne de Louis XV par M. de Marigny, surintendant des Bâtiments, qui apporta tous ses soins à l'embellissement de la promenade. Son état actuel ne date, cependant, que de l'administration d'Haussmann, très favorable aux jardins anglais, qui occupent maintenant tout le périmètre compris entre la Seine, l'avenue Gabriel, le rond-point et la place de la Conc^orde. C'est alors aussi que fut bordée de constructions régulières et alignées la partie de l'avenue allant du rond-point à l'Étoile. Jusqu'alors, la fantaisie était permise aux riverains ; l'avenue comportait des contre-allées, mal nivelées, où il était imprudent de s'engager le soir.

Les Champs-Elysées sont maintenant la promenade favorite des Parisiens du dimanche. On peut regretter l'abondance toujours croissante des restaurants, concerts, cirques, etc., qui empiètent sur les surfaces plantées ou gazonnées ; les massifs verdoyants ont , pour les simples promeneurs, un bien autre charme, qu'il faudrait respecter.

Aux premiers jours de mars 1900, la dernière pierre du Palais de l'Industrie est tombée sous la pioche. Il avait été construit pour abriter les expositions industrielles et les cérémonies d'apparat ; l'Ex-

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