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MAISON DITE DE FRANÇOIS I«% SUR LE COURS-LA-REINE

Balzac s'y trouve et son nom est bien justifié par le fait que Balzac y habita et y mourut, au n° 12, le 26 août 1850. Là aussi était la fonderie du Roule, où se fit la statue équestre de Louis XY, oùPigalle et Houdon firent fondre leurs principales œuvres, où la statue actuelle de Henri IV, sur le Pont-Neuf fut également coulée dans le bronze. Le

Journal de Paris du 5 octobre 1817 l'annonce en ces termes : « C'est demain lundi qu'aura lieu dans les ateliers de la Ville, faubourg du Roule n° 63, la fonte de la nouvelle statue équestre de Henri IV ».

De l'autre côté du faubourg Saint-Honoré, le quartier, limité par la rue de Courcelles , renferme l'église russe, tout étincelante de dorures et de peintures éclatantes. La colonie russe en confia naturellement la construction à un compatriote, M. Kouymine, qui l'acheva en deux an s, de 1859 à 1 861 .

La rue Daru où elle est située, consacre le souvenir d'un de nos hommes d'État; les rues voisines, de la Neva et Pierre-le- Grand ont plus de couleur locale.

Courcelles était, avant la Révolution, un petit hameau — deux ou trois fermes — de la paroisse de Villiers-la-Garenne et fait partie maintenant de la ville de Levallois-Perret. Le chemin de Courcelles, qui y conduit, est deyenuldi rue de Courcelles, qui, fort bien bâtie, surtout dans cet arrondissement-ci, n'a qu'un défaut, c'est sa déclivité très accentuée aux abords du boulevard Haussmann.

Bien peu de personnes, sans doute, en parcourant la rue du Colisée, ont le loisir de songer aux souvenirs antiques que ce nom rappelle, et moins encore à d'autres, plus récents, mais qui furent très éphémères. De 1769 à 1771, l'architecte Le Camus de Mézières avait, sous le nom de Colisée, édifié — on va voir avec quel manque de soin — une sorte de vaste cirque, où devaient se donner, comme au Colisée de Rome, des divertissements publics : feux d'artifice, bals, joutes, concerts, expositions de peinture, etc. L'entreprise eut un grand succès, d'abord, mais la construction était si défectueuse qu'au bout de huit ans elle tombait en ruines. On aima mieux démolir l'édifice, en 1780, que le restaurer. Son emplacement était au sud-est de la rue du Colisée, circonscrit par elle et la rue Rabelais, d'une part, par les avenues Matignon et des Champs-Elysées, d'autre part. La rue Montaigne y est tout entière située. Ces noms de penseurs, Rabelais, Montaigne se trouvent singulièrement rapprochés sur ce terrain d'un ancien lieu de plaisir. En seraient-ils ofi'usqiiés ou heureux?

Montaigne eût dit: que sais-je? Et Rabelais: peut-être.

Quant à la rue du Colisée, elle y perdit son nom primitif de rue des

Phot. Neurdein.

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