VUE DE LA CHAPELLE EXPIATOIRE
la Madeleine, peut-être seulement en 1659, lorsque M^^^àe Montpensier posa la première pierre d'une nouvelle église sur remplacement de celle du temps de Charles YIII, qui tombait en ruine. Elle était située sur le sol actuel du boulevard Malesherbes, devant la rue de l'Arcade, là où est le bureau des tramways qui desservent ce boulevard.
Un siècle plus tard, sa reconstitution fut de nouveau ordonnée sur un terrain situé un peu plus à l'Est, vis-à-vis de la rue Royale et de la place Louis XV, dont la création était en même temps décidée. La première pierre de l'église de la Madeleine, réédifîée pour la quatrième fois, fut posée par Louis XV le 3 avril 1764. Dès lors commence pour le monument une invraisemblable suite de péripéties. Les substructions n'en étaient pas achevées encore lorsque son architecte. Contant d'Ivry, mourut; Couture fut désigné pour le remplacer et l'œuvre était loin d'être avancée quand survint la Révolution. Tout fut interrompu. En 1807, Napoléon P^ décida qu'on en ferait un temple à la gloire de la Grande Armée; il en confia la construction à Vignon. C'est ce qui explique pourquoi l'édifice a une architecture si peu usitée pour les églises catholiques. La Restauration lui rendit, en 1816, sa destination primitive, mais il fallut bien s'accommoder de la forme du temple. Huvé remplaça Vignon, mort en 1828, et termina enfin la construction, qui fut livrée au culte en 1842.
L'ancienne église de la Madeleine, elle, était démolie dès le com-
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mencement de la Révolution, mais son cimetière, auquel conduisaient les rues d'Anjou et de l'Arcade, avait été maintenu. En 1793, on y enfouit, sous la chaux, les victimes si nombreuses de l'échafaud de la place de la Révolution, et, parmi elles, les deux plus illustres, Louis XVI et Marie-Antoinette. Un des premiers soins de Louis XVIII, en 1815, fut de faire rechercher les ossements de son frère et de sa belle-sœur. Il se rencontra des témoins oculaires de la double inhumation qui indiquèrent l'endroit précis où avaient été déposés les deux corps. On exhuma en réalité quelques débris humains qui furent solennellement transportés à Saint-Denis, et, sur l'emplacement où ils avaient été trouvés, le roi ordonna qu'une chapelle serait érigée. C'est la chapelle expiatoire, dont le comte d'Artois posa la première
l'hot. Ncurdoin.