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FAÇADE PRINCIPALE DE LA PORTE SAINÏ-DENIS

sonnière, 1827, nous apprend formellement qu'il s'agissait de deux entrepreneurs, « les sieurs André et Cottier », que plusieurs ordonnances royales (27 novembre 1822, 6 janvier 1825, 31 janvier 1827) avaient autorisés à ouvrir dans cette région un réseau de voies publiques dont la principale, nommée alors Charles-X, est devenue plus tard la rue La Fayette, entre les faubourgs Poissonnière et Saint- Denis. La spéculation sur les terrains parisiens s'est exercée de tout temps, et c'est à cette entreprise que se rattache la fondation de l'église Saint-Vincent-de-Paul.

Le remaniement des paroisses résultant du Concordat avait motivé, en 1802, la création d'une paroisse pour le faubourg Poissonnière. On l'édifia, à titre provisoire, dans la rue Montholon; c'était une simple rhn|H»n<», soiis h' vncnhh' (b* SninI Vinrcrit {b'-PauL Le pcrcrmcnl de la rui' Ghurb'v-X, h* |M*Ml«iî}<r<*HM'n{ df* la rue (niauîf'villr, ainrnrri'Ul b^s rnlrt-|M*nu'urs don! nnus V('îm>u> il(> ])aib»i" h mvnnitvr, an crn)^(M^('nt ilv rrs {b'HX VMi<\s nnv Inviir |)j;u'<* d-ih! i\< [)rii\)i)svvvui le t(*rj'aiii }>nur

Phot. Neurdeîa.

PORTE ET PERSPECTIVE DU BOULEVARD SAINT-DENISo

l'édification d'une église paroissiale digne du nouveau quartier qui se créait. L'emplacement, sur une sorte de tertre, avec la perspective d'une rue bien alignée, ne pouvait être mieux choisi ; il fut adopté. La première pierre de la nouvelle église Saint- Yincent-de-Paul fut posée le 15 août 1824.

Les plans avaient été dressés par l'archi^ tecte Le Père', qui mourut peu après ; c'est son gendre, Hittorff, qui fut chargé de continuer la direction des travaux. Ils durèrent vingt ans , puisque le monument ne put être livré au culte que le 21 octobre 1844.

Il fait honneur à ses architectes , qui ont voulu faire œuvre originale et y ont réussi.

Saint -Vincent-de-Paul tient plutôt de la basilique grecque que de l'église chrétienne ; ses deux tours , un peu trop grêles peutêtre pour leur hauteur, s'élèvent fièrement vers le ciel; la double circonvolution des rampes qui facilitent Faccès du monument est d'un effet élégant dont a su s'inspirer plus tard l'architecte de la Trinité. A l'intérieur, on admire la superbe décoration des frises où Hippolyte Flandrin a figuré les saintes martyres, les saintes vierges, les saintes femmes, les pénitentes, les saints ménages, les douze apôtres, les saints docteurs, les saints évoques, les saints confesseurs • — œuvre gigantesque où le talent de l'artiste avait à se compléter par une érudition d'un digne Père de l'Église.

Quartier de la Porte-Saint-Denis. — Il a la forme d'un quadrilatère que limitent, au Nord, la rue de Chabrol, à l'Est, le boulevard de Strasbourg, au Sud, les boulevards Saint-Denis et Bonne-Nouvelle, à l'Ouest, la rue du Faubourg-Poissonnière. On ne saurait accorder que son principal monument soit la porte triomphale dont il a reçu son nom. Historiquement, c'est la maison de Saint-Lazare, qui aurait dû avoir l'honneur de lui servir de marraine, aussi bien d'ailleurs que pour tout l'arrondissement, qui, au cours des siècles, se forma presque entièrement sur ses terres ; mais l'édilité superstitieuse voulut éviter au quartier la dénomination d'une prison.

Saint-Lazare n'en fut pas toujours une. A l'origine — son nom même l'indique — c'était une léproserie. On sait quels ravages la lèpre

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