STATUE DU SERGENT BOBTLLOT
FONTAINE DE 1846 (rue de la roquette)
a coup sur, si on l'y joue, c'est en flamand, et bien innocemment.
La rue de Gharonne fait la limite entre les quartiers de la Roquette et Sainte -Margue-
I ""^^^^^ rite ; ce fut au-
l'^'- -^ - I trefois une rue
aristocratique, riche en couvents et en hôtels, comparable à l'ancienne rue
Saint-Dominique du faubourg Saint-Germain. Elle n'a plus cet aspect-là
aujourd'hui que l'industrie l'a complètement conquise. Pour n'y plus
revenir, nous décrirons dès maintenant ses deux côtés. Voici, un peu au-dessous du boulevard Voltaire, au n° 99, la Ciié
Bon-Secours, construite sur les ruines du prieuré de Notre-Dame-de-
Bon-Secours, qu'avait fondé, en 1648, dame
Glaude de Bouchavannes. Le lieu se nommait depuis longtemps la Groix-Faubin ;
il est regrettable qu'on ait substitué à
cette dénomination historique celle d'impasse Delaunay, que porte maintenant le
« cul-de-sac delà Groix-Faubin ».
Presque en face, aux n^^ 92-96, une
porte majestueuse attire le regard ; c'est
celle du couvent des Filles-de-la-Groix,
fondé en 1639 et qui a survécu à la Révolution en ce sens qu'il s'est reconstitué
dans ses mêmes bâtiments, le 17 mars 1817.
Au n^ 51, l'hôtel de Mortagne a conservé
quelques vestiges de son passé, deux fois
séculaire ; il garde surtout le souvenir
de l'illustre mécanicien Vaucanson, qui y
mourut le 21 novembre 1782, et la gloire
d'avoir été le berceau du Gonservatoire
des arts et métiers. G'est dans cette maison, en effet, que Vaucanson avait réuni
les premiers éléments de la collection que
nous admirons dans l'ancien prieuré de
Saint -Martin- des -Ghamps. L'inscription
apposée par la Ville de Paris en l'honneur
de Vaucanson aurait dû, croyons-nous,
rappeler ce fait historique.
Il existe aux Archives nationales (F^, II,
Seine, 12) un dossier relatif au projet —
qui n'eut pas de suite — « d'ouvrir un
passage découvert sur l'emplacement de
FONTAINE DE 1671 (rue du FAUB.-st-ANTOiNE).