‹ Paris--atlasChapitre 182 sur 339 · LE TRAMWAY ÉLECTRIQUE DE L'AVENUE DAUMESNIL · texte numérisé non relu

LE TRAMWAY ÉLECTRIQUE DE L'AVENUE DAUMESNIL

et Cosette surent se dérober à la dramatique poursuite de Javert. Parmi ces couvents, il en est un dont les bâtiments sont antérieurs à la Révolution ; c'est celui de l'Adoration perpétuelle qui, en 1805, a succédé aux chanoinesses de Saint-Augustin dispersées depuis 1790 ; il est situé aux n^^ 35-43. Sonnez à la porte entre-bâillée du 35 et, en montrant patte blanche, demandez à visiter le « cimetière ». La chaîne de la porte s'abaissera et une concierge un peu sourde va vous conduire à travers les cours et les jardins du monastère où quelques béguines vêtues de flanelle blanche promènent leur éternelle rêverie jusqu'à un enclos entouré de murs qui semblent l'isoler du reste du couvent. C'est bien un cimetière. Une centaine de sépultures — chapelles ou simples dalles funéraires, très simples et sans une fleur — y sont groupées. Les noms qu'elles portent sont parmi les plus illustres des familles françaises : La Rochefoucauld, Crillon, de Maupas, de Montmorency, de Noailles, Forbin-Janson, Talleyrand-Périgord, Lévis de Mirepoix, de Rosambo, de Montalembert, de Vaux, La Fayette... Au fond, un second enclos, fermé d'une grille qui ne s'ouvre plus, mais qui laisse voir une verdoyante pelouse occupant presque tout le terrain qui a environ 150 mètres de superficie. Où sommes-nous donc ici et quelle est cette mystérieuse nécropole ? Une inscription va nous le dire :

Page 1