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A LA BARRIÈRE DU TRONE DEPUIS LE 20 PRAIRIAL AN II

jusqu'au 9 THERMIDOR SUIVANT.

C'est le cimetière des victimes de la Terreur — de celles du moins qui furent guillotinées sur la « place du Trône-Renversé » lorsque l'échafaudyémigra de la place de la Révolution (place de la Concorde). La pelouse verdoyante recouvre la fosse commune où furent apportés pêle-mêle les 1,306 cadavres. Plus tard, une société s'est constituée pour racheter le terrain, l'entretenir pieusement et offrir une sépulture voisine aux descendants de ceux qui dorment là. André Chénier, Antoine Roucher, son ami et confrère en poésie y sont aussi, et c'est pour le rapprocher de quelqu'un des siens que l'on y enterra également l'illustre La Fayette mort en 1834, après avoir survécu à sa gloire et à ses malheurs...

Avant la Révolution, la rue de Picpus possédait un autre couvent célèbre : celui des Pénitents réformés des trois ordres de Saint-François, nommés tout simplement « les Picpus ».

On y voyait une salle dite des Ambassadeurs, décorée d'œuvres d'art, c( où se rendoient, dit Jaillot, les ambassadeurs des puissances catholiques, le jour destiné pour leur entrée, et où ils recevoient les complimens des princes et des princesses de la maisou royale ».

Du côté de la rue du Sergent-Bauchat est l'hôpital israélite fondée

DOUZIEME ARRONDISSEMENT

en 1852 par la famille de Rothschild et augmenté depuis par des annexes importantes. Plus loin, la maison portant le n° 88 a conservé sur sa façade qui borde la rue Lamblardie cette curieuse inscription :

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