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DE 1724 ET

Ces déclarations avaient pour objet d'interdire aux Parisiens de se soustraire par des constructions faites hors des faubourgs aux taxes de la ferme générale, l'octroi d'alors. On a plus de liberté aujourd'hui.

Jusqu'en 1868, la partie de la rue sise entre le boulevard de Reuilly et les fortifications porta le nom de chemin de la Croix- Rouge ; à cette date, une dénomination unique a été prescrite.

Le boulevard de Picpus, ombreux et désert comme au temps où il formait la limite de Paris, pourrait nous ramener à la place de la Nation, où nous avons maintenant affaire ; il vaut mieux revenir sur nos pas pour trouver, au n^' 12 de la rue de Picpus, l'hospice d'Enghien, que fonda la duchesse de Bourbon en 1817, et — à l'angle même de la rue et du faubourg Saint -Antoine — l'orphelinat de jeunes ouvrières, qui a succédé à une maison analogue créée par l'impératrice Eugénie pour conquérir le (( faubourg Antoine )> à l'amour de la dynastie impériale.

La place de la Nation évoque bien des souvenirs. Les vrais Parisiens âgés de trente ans continuent à

l'appeler place du Trône; ceux qui ont plus de cinquante ans disent encore barrière du Trône. Sa dénomination actuelle ne date, en effet, que de 1880 et n'est pas heureuse, car la nation n'est représentée là ni plus ni moins qu'ailleurs, à moins qu'on ne veuille que ce soit par deux rois du xni^ siècle, tandis que le trône fut une chose réelle et intéressante. Il avait été élevé, en 1660, pour l'entrée solennelle de Louis XIV et de Marie-Thérèse, qui eut lieu le 26 août de cette année-là ; mais sa magnificence n'était qu'éphémère, car il était en carton; aussi résolut-on de le remplacer par quelque chose de plus

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