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LA GALERIE D'APOLLON, AU MUSÉE DU LOUVRE

mieux eût valu la siipprimor pour la rccoiiHiriilrc dans îo goût de la façade synuMriquo <iii bord d(î Teaii, restaurée parle mémo LefucL

Sous iXapoh'on III ouflu^ furent ('Mlillés les MtimeulH qui (jrcuueut jour sur Icstleux squares de la pla(!e du Carrousel : pavillon Hicheîicu au nord, pavillou Deuon au ^ud, Visrouti en avait dressé les plans, mais la îuorf, vn 1852) vint le surpreiuire et c'c»st Lcfuel qui eut la bonne fortune de rtuiliser son projet.

Eroh» (rareliiteelure par le style de ses baU-

UHM^tS,

L'ARC l)K TKIOMPHK DU

Plue» Oailîara CARllOUSKL.

Comment no pas rappcder, à ee propos, les malicieux vers par lesqiuds Boib^au ouvre le Vi^* chant de son Art poétique :

Dans Morenro, jadis, vivait un inédocin, Savant lulhlcnr, dit- un, cl côlcbre ns^^assin, ]aû seul y lit iongloinprf la publique uiiscre ; Lft, le tilrt (H^plK^Hn lui nHÎoHîUfub; un \)h'e; Ici, lo frrrc pleure un iVère eiupoUonné; l/un meurt vi<lo de san<.»\ lautre plein de bôiu^. Le rÎHUuc k mn uspcu'l so elian,ue en pleurésie VA par lui ia HiiKJ'aiiUi e^^i bienhM IVéïiésic. }\ (julUe eniln la ville, en tou^i lieux délesté. 3)0 tous ses amis ukhIs un srnl auil resté Le ïuèue en sa maison <le superl)e structure, ('/était \m rlehe abljé, Ibu do l architecture. Le nié<ii'cîn, d'aburd, send)}e né dans cet art : Déjà de bâtiments parle eonmic Mansarb

knfin, pour a])ré|(er un si plaisant prodige, Notre assassin rcMionee h son art inlunnaîn, Kt désormais, h reKio et l'équerre, à la n^alu, J.aissanido («alien ia science suspecle.

De mécliant médecin devient bun architecte.

Ce nu'deeiu-'architecte tloreutin n'est autre, dans la pensée du salirit|ue, ({ue Perrault; nous le retrouvt»rons eueore, dans Hiistoire du XIV^ arroudissennuit, bou arehiteetc; de TObservaloire.

Peu après, Louis XIV néglige le b(mvre pour Versailles : il Tabandonne aux Académies vl aux arts, voire ïuéuu; aux artistes^ (jull b)p dans le'S élages supérieurs. 11 en S(;ra ainsi sous LouisXVet Louis XVl : des expositions de, p<dnlure y sont oriîauisées régulièrenu'ul sous Fintellîg<uite direction de M. de^Mariguy,inns de M. (rAninvillier, surintendants des bàtimenls; mais, il appartient à la Hévoluliou de donner a\i Louvre, sous le nom de Muséum des Arts, sa glorieuse et déliuilive destinai ion.

Napoléon F^ reprit le projet d\aelHVenH»nt du palais; il ccudia, en 18t)tj, aux architcetes Percler vX Fontaincî Texéeutloïi de la façade .Xord^ faisant vis-à-vis aux arcades de la rue de Hivoli, dont la construction ve n a i t { r é t re o rd o n n é e .

Leur omvre sVdend du pavillon de Hoban au j^avilloude Marsan; elle est froide et sans In^auté. Très endounnagée par les incendies du la Commune, elle a été restaurée par Lel'uel, niais dajis le nunuc style :

({uatre siècles sont représentés, (îsl nnv é<'ole d'ail Incomparable richesses (|u*il nui ferme depuis aimitives manifestations du génie nnain jus{[u'anx onivres d'aristes morts dîner. 11 ne saurait être qu(^slion d\m donner ici un aperçu, nu'^nu) sounnaire; des onvrag<\s spéciaux, des catalognes exist<;nt })Our renseigner les visitt^urs. Le musée est ouvert, fort libéralement, chaque jour, sauf

LK PAVILLON 1)K KLOHK (Louvre).

LA COUR nu CAHKOUSKL KT LK PAVILLON 00 LU LUT,

lundLa tous ceux (|ui veulent ainuîr le beau (et qui ne le voudrait?). Nous ne saurions trop conseilU^r de profiter le plussouveut possible du cvid) counnodité : une demi"benr(i menus consacrée [)ari'ois à la visite d'nue galerie, est un teuips utilement consacré h l'éducation des yeux (d du goûL La place du Caîn^ousol doit son nom au carrousel ou tournoi fort brillant que Louis XIV y donna, - - c'était alors un terrani vague^- - au mois dt» juin l'iti:^. Le roi y caracola, costuun'^ en Houuun;les princes du sang \d les seigneurs di' leur suite y r(q>résentai(mt des Turcs, des Arméniens, des Imiit^ns. iùi 1793, la place fut dénonnnée> placiî d(; la L'raternité (4 tdb^ r(q)rit son mmx (L(uigine sous b^ premier l*)mpire. l'allé était loin d'étrii ce qu'eih; est. Jusqu'à rachèvenn^nldu ncmvc^au Louvj-e, des constructions iulbrmes rencombraient, bordant les rues Saint- Mcais(î et du Doyt^nné, l*'ronHU)teau, Saint-Nicaiscî; (Ui les je(a bas alors, fort beurtuîseuuuit, et elle? apparaît nuiintenani dans toute sa beauté. L(»s uns y adiuirent, d'autres y criti(|uent le uhUHunent éb^vé là vn 1888 à (Jambetta, ceuvre dWubé cl de Boileau; mais })ersonne n a de reproches à formuler contre b* charnuuit ar(^ de triomphe construit par Percier et Fontaine (18011}, d apri^s Parc romain de Septime-Révércî, ni contre^ le ({uadrige qui le sunuonte, sculpté par Bosio. 11 cornnuuulait Pentrée principale des Tuileries v,i c'est là le dernier souvenir du palais fastueux (jue P.atberirH^ do iMéiiicis s'était fait construire par Jean Huilant. Nous le répétons : le palais des Tuibuâes n'avait pas porté bonheur à la monandiie qui ne Pavait (|uitté, diqmis la grande HévehitioUj qu(î pour Texil ou la mort; une autre Révolution Ta renversé; sa destinée a été tiïudennnit celle de sesluHes. Jamais on ne devraitso

Phot. fiaiUar.l.

PREMIER ARRONDISSEMENT

féliciter de la disparition d'un monument du passé; une compensation nous a été réservée cependant par la destruction de celui-ci : elle a laissé le champ libre à l'admirable perspective qui s'étend du Louvre à l'arc de triomphe ,de l'Étoile par les Champs-Elysées. Et puis, le jardin des Tuileries nous reste, pas pour longtemps peut-être, mais dans son état actuel, qui date du second empire, il aura été la joie de plusieurs générations de Parisiens, jeunes et vieux.

Quelques souvenirs encore se rattachent à cette région : la terrasse des Feuillants rappelle l'ancien monastère de ce nom, dont les bâtiments servirent de club à la faction droite de l'Assemblée constituante. Au numéro 6 de la rue du Mont-ïhabor, Alfred de Musset est mort le 2 mai 1837. L'ancienne église de l'Assomption, construite en 1676 et maintenant désaffectée, voisine avec le nouveau palais de la Cour des Comptes. Rue Saint-Honoré, 398, au fond de la cour, est le pavillon qu'habitait Robespierre. Rue Saint-Florentin, l'ancien hôtel de Talleyrand, est occupé aujourd'hui par la famille de Rothschild.

Place et colonne Vendôme. — Il n'est guère de monument qui

Phot. GraUlard.

LA RUE DES TUILERIES (Du quai des Tuileries).

fnot. braillard.

LES GUICHETS DU LOUVRE (Quai du Louvre).

ait eu plus de vicissitudes que la colonne Vendôme... Avant de les conter, disons un mot de la vaste place dont elle occupe le centre.

(( Le Roy ayant esté informé de la facilité qu'il y auroit de faire une belle et grande place en la ville de Paris dans l'espace qu'occupe l'hostel de Yandosme, laquelle place seroit d'un grand ornement à ladite ville et d'une grande commodité pour la communication des rues qui en sont voisines avec la rue Saint-Honoré, S. M. auroit donné ses ordres au sieur marquis de Louvois, conseiller en ses conseils, secrétaire d'Estat et des commandemens de S. M. et surintendant général de ses bâtiments, arts et manufactures du royaume, d'acquérir en son nom ledit hostel de Yandosme et de faire ensuite construire dans le fond d'icelui un couvent pour les religieuses Capucines, après la construction duquel celuy où elles sont présentement logées, et qui est voisin dudit hostel de Yandosme, put estre abattu et la place qu'occupe présentement ledit couvent estre employée tant à l'augmentation de celle qu'elle veut bien donner pour l'embellissement et décoration de ladite ville de Paris que pour la construction des maisons qui environnent ladite place... )) Tel est le préambule d'un arrêt du Conseil d'État, en date du 2 mai 1686, ordonnant la construction de la place qui devait porter officiellement le nom de place des Conquêtes, mais qui en réalité a toujours conservé celui de l'hôtel qu'avait habité César de Yendôme, fils naturel de Henri lY et de Gabrielle d'Estrées.

Mansard en fut l'architecte, et en dépit de l'impatience que le roi montrait à voir l'œuvre décharge M en

achevée, elle ne le fut qu'en 1701. Tous les hôtels y ont la même ordonnance, noble et froide; ils offrent cette particularité que leurs façades ne sont qu'une sorte de placage et qu'on pourrait les séparer des bâtiments pour les transporter ailleurs. En 1699, le milieu de la place fut orné d'une colossale statue équestre de Louis XIY. Au Roi- Soleil ne suffisait pas le monument que le duc de La Feuillade lui avait fait élever sur la place des Yictoires. Les deux statues furent abattues en 1792, celle de la place Yendôme, le 10 août, celle de la place des Yictoires, quinze jours plus tard.

C'est en 1806 que fut entreprise la construction sur la place Yendôme d'une colonne a à l'instar de celle érigée à Rome en l'honneur de Trajan))et faite avec cent cinquante mille livres de bronze en pièces de canon prises sur l'ennemi à Austerlitz. L'empereur voulait qu'on l'appelât colonne d'Austerlitz. Mais il exprima d'abord le désir qu'elle fût surmontée d'une statue de Charlemagne. C'est plus tard seulement qu'il consentit à y voir sa propre statue, où il était représenté en Romain, la tête ceinte de lauriers. Cette statue était l'œuvre du sculpteur Chaudet; l'édifice entier avait eu pour architectes Lepère et Gondoin. Tous les artistes en vue de l'époque avaient été employés à la sculpture des bas-reliefs; nommons parmi eux Bartolini, Bosio, Clodion, Petitot, Lucas.

C'est le sort des monuments de l'adulation de ne pas survivre à la destinée de l'homme pour qui ils ont été construits. Le 8 avril 1814, la statue fut « descendue », mise de côté, et le bronze dont elle était faite servit plus tard à refaire le cheval de la statue de Henri IV au Pont- Neuf. En 1831, Louis-Philippe, qui affectait de ne pas redouter les gloires de l'Empire^ ordonna la construction d'une autre statue de l'Empereur, en redingote grise, et en fit la commande à Seurre. Napoléon 111, à son tour, ne voulut pas être en reste et il chargea Dumont de reconstituer la statue primitive, qui fut inaugurée le 4 novembre 1863. Celle de Seurre, devenue inutile, alla, jusqu'en 1870, décorer le rond-

Phot. Gaillard.

T DE BATEAUX AU PORT SAINT-NICOLAS (A gauche le Louvre).

point de la route de Cherbourg, àCourbevoie, dans la perspective de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Pendant l'insurrection de 1871, de nombreux journalistes demandèrent que le bronze de la colonne servît à fondre des canons; plusieurs municipalités parisiennes exprimèrent le même vœu.

Le gouvernement de la Commune, reprenant les idées qui avaient été émises dès 1848 par Auguste Comte, et estimant que le monument tendait <c à perpétuer les idées de guerre et de conquête », était par cela même « antipathique au génie de la civilisation », ordonna d'abattre ce témoin de nos victoires passées. L'opération fut consommée le 16 mai 1871. La colonne s'abattit tout d'une pièce, mais sans se briser entièrement, et le Napoléon resta indemne.

La restauration du monument a été ordonnée en 1875, et effectuée sous la direction d'Alfred Normand, membre de l'Institut. '^ A deux pas de là, vers l'Est, se voit le Marché Saint-Honoré.

Phot. Neurdein.

LA FLORE, de Carpeaux (Pavillon de Flore).

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