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ENTRÉE DE L'HOPITAL COCHIN

QUATORZIÈME ARRONDISSEMENT

En 1783, le ministre de la Maison du Roi proposait à Louis XYI la nomination comme «concierge de l'Observatoire » du sieur Méchain, de l'Académie royale des sciences, astronome hydrographe de la marine, et la même année, en fixant son traitement à 500 livres, il le déclarait être « un jeune astronome, plein d'ardeur et de savoir ».

Les Gassini, eux, étaient astronomes de père en fils, et si c'est à faïeul, fondateur de l'Observatoire, que revient l'honneur d'avoir baptisé la rue, ses fils et petits-fils pourraient le revendiquer aussi. A cette famille, italienne d'origine, nous devons, outre l'organisation de l'Observatoire et la découverte de nombreux satellites, l'établissement du méridien et celui de la grande carte de France, si consultée encore aujourd'hui par les érudits.

Depuis deux siècles et demi, ce coin si tranquille et charmant, en pleine campagne jadîs^ est, dans notre Paris moderne, un des asiles le plus fidèlement constants de la science.

Les terrains où devait s'élever l'Observatoire furent acquis pour le roi le 7 mars 1667 et la construction de l'édifice achevée en 1672.

Et de fait, l'édifice que nous avons sous les yeux est, sans parler des adjonctions que les progrès de la science ont rendues nécessaires, le même que celui dont Golbert avait ordonné la construction au médecin Perrault, décidément meilleur architecte que médecin, puisqu'on lui doit aussi la colonnade du Louvre.

Une vingtaine de savants, tout au plus, assure le service des observations astronomiques et météorologiques et l'étude des infinis problèmes qu'elles font naître.

Devant la façade méridionale du monument se voit la statue d'Arago, œuvre d'Oliva, et dans la cour d'honneur (façade du Nord), le beau groupe sculpté par Ghapu en l'honneur de Le Verrier.

A gauche de la première, au carrefour formé par la rue du Faubourg-Saint-Jacques et du boulevard Arago, d'où la perspective est si agréable sur les jardins de l'Observatoire, s'élèvent les bâtiments récents de la Faculté de théologie protestante. Ils semblent être le prolongement de la prison de la Santé. Singulier voisinage pour eux que celui du lugubre dépôt des condamnés 1

Entre l'ombreuse avenue de V Observatoire et la rue Ben fert-Roc lier eau est un vaste enclos, celui de la maison du Bon-Pasteur, refuge plutôt que couvent, où la religion donne un asile aux jeunes pécheresses. Dans la partie de son tracé sur le XIV^ arrondissement, la rue Denfert-Rochereau ne montre guère ainsi que des façades de couvents ou d'hospices. G'est, nous l'avons dit plus haut, une des plus anciennes rues de l'ancien Paris; via infera, rue d'en bas, par rapport à la rue Saint-Jacques, plus rapprochée de la montagne Sainte-Geneviève. Un calembour, qui sera difficilement pardonné à nos édiles

de 1879, en a fait la rue Denfert-Rochereau.

On se rappelle peut-être encore le temps où l'omnibus de Montrouge en débouchait pour s'engager sous les hauts marronniers de l'avenue de l'Observatoire ? G'était, à ce point, un boyau peu avenant, resserré qu'il était entre les maisons, et quand, à l'omnibus, succéda le tramway, l'incommodité n'en fut que plus grande. On y remédia en 1885 en portant sa largeur à 31 mètres, ce qui en fait une fort belle voie où les tramways et le chemin de fer d'Arpajon circulent à l'aise.

Voici d'abord, à fangle même de l'avenue de l'Observatoire, l'austère couvent de la Visitation; puis, lui faisant suite,

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