FAÇADE DE L'ÉGLISE SAINT-LAMBERT
pnHon lions architecturales. La déclivité du terrain a été utiliséo, comnKî on l'a fait plus tard à l'église d'Auteuil, pour construire unv. église inférieure, mais avec cette particularité assez ravi) qm) celle-ci est de proportions plus grandes que la {YdriU) HU\)vvivnve. Ce n'est donc pas une crypte.
A orn^r dans les rues peu intéressantes du quartier Saint- Laïubcrl, on éprouve une sorte de malaise vague d'abord, qui 8c précise ensuite : cela manque de verdure. Seul, un square étriqué, constituant la place de Vaugirard, offre ses cent cinquante mètres d'ombrage aux ébats d'innombrables enfants; c'est beaucoup trop peu. Encore ne date-t-il que du mois de sepleiubre 18136; il occupe le terrain de l'ancienne mairie, des éreles et de la justice de paix, bâtiments ruinés qui se nH>lissnj<»nî d'eux-mêmes.
Entre les rues Lecourbe et Blomet, s'élève la mairie du XV« arrondissement, dans le style habituel depuis vingt-cinq ans à ce genre d'édifices. Celui-ci a eu pour architecte M. Devrey et a été achevé en 1876.
En suivant l'ancien chemin de Sèvres, qui porte, depuis 1865, le nom du général Lecourbe^ on arrive au carrefour où nous avons dit que dès le xvii« siècle se dressait la croix Nivert. La rue de ce nom, très ancienne aussi, y aboutissait; elle n'a été prolongée qu'en 1875, jusqu'à la rue de Vaugirard. Elle débouche en face du collège de rimmaculée-Conception, plus connu sous le nom de maison des jésuites de Vaugirard, qui occupe l'emplacement du primitif séminaire de Saint-Sulpice fondé par Olier en 1642. Vendu comme bien national en 1790, cet établissement eut plusieurs possesseurs jusqu'à ce qu'en 1829 il eût été acquis par l'abbé Poiloup pour redevenir un collège. Il l'est resté, mais, depuis 1843, sous la direction des pères jésuites.
A cet endroit, la rue de Vaugirard s'est élargie. La barrière est proche, c'est-à-dire le terminus de son parcours qui est de 4,3o0 mètres exactement. Déjà s'aperçoivent les premières maisons d'Issy, et, par delà, les coteaux boisés de Meudon; c'est la route de Versailles qui commence, route nationale 189, l'ancien pavé des gardes. Ainsi s'explique le nom de porte de Versailles, que beaucoup confondent avec la porte sise au Point du Jour, au bout de l'avenue de Versailles, pour laquelle l'Administration a réservé le nom de porte de Saint-Cloud.
Soit par le boulevard Lefebvre (il s'agit du célèbre maréchal Lefebvre), soit par les rues Leriche et des Morillons, on atteint en quelques minutes les nouveaux abattoirs de la rive gauche.
Seules, les villes de quelque importance ont des abattoirs. Cela paraîtrait un édifice somptueux dans les simples communes, où bouchers et charcutiers tuent les animaux dans la cour de leur maison