HP^^^^S
^pH~^ IB
HM
BLJ
raL
■ -...ëms-fîM
HHI
II s'en faut, du reste, que Voltaire ait été émerveillé de son pèlerinage.
Revenu, peu après, à ses chères Délices, il écrivait à l'un de ses amis, le 16 mai 1757: «...Vous savez, d'ailleurs, qu'on n'est pas oisif pour être campagnard ; il vaut bien autant planter des arbres que faire des vers. Je n'adresse pas d'épîtres à mon jardinier Antoine, mais j'ai assurément une plus jolie campagne que Boileau, et ce n'est point la fermière qui ordonne
nos soupers. J'ai eu la curiosité autrefois de voir cette maison de Boileau : cela avait l'air d'un fort vilain petit cabaret borgne ; aussi Despréaux s'en défit, et je me flatte que je garderai toujours mesDélices. »
A Auteuil, les habitations de Molière et de Boileau furent voisines, mais eux ne voisinèrent pas, car Boileau ne vint habiter notre village que douze ans après la mort de l'auteur du Malade imaginaire. Où était située la maison de Molière? On se l'est longtemps demandé, et il a fallu de patientes investigations à travers les archives pour rencontrer une certitude à peu près incontestable. Ce n'est donc ni au « Coin Molière », enseigne de cabaret sur la route de Versailles, à la Galiote, ni devant le (( Pavillon Molière », écriteau annonçant des terrains à vendre dans la rue Rémusat, qu'il vous faut chercher l'emplacement de la maison qu'habita Molière, mais bien sur la place de l'église, à droite, où une grande bâtisse très neuve, sise au n^ 2 de la rue d'Auteuil, à l'angle de la rue Théophile-Gautier, porte l'inscription officielle de la Ville :
ICI s'élevait une maison de campagne