ÉCOLE JEAN-BAPTISTE-SAY
Dans l'enclos même de^Sainte-Périne, avec entrée sur la rue Mirabeau, sont les bâtiments de la Fondation Rossini, maison de retraite créée, comme son nom l'indique, par le testament de Rossini pour les chanteurs italiens et français vieillis, pauvres, ou atteints de maladies incurables — noble pensée du grand artiste de mettre une part de sa fortune au profit de ceux qui avaient servi sa gloire.
Non loin de là, rue Molitor, est située l'École normale d'instituteurs pour le département de la Seine. Un mur mitoyen la sépare de l'École Jean-Baptiste-Say, dont l'entrée principale est rue d'Auteuil, au fond d'une toute petite place à l'allure provinciale. G'est une école primaire supérieure de la Ville de Paris, fondée en 1873 pour les jeunes gens qui se destinent aux carrières du commerce ou de l'industrie. En 1900, y ont été inaugurées d'importantes constructions en façade sur la rue Ghardon-Lagache.
La rue d'Auteuil appartient aujourd'hui aux boutiquiers. Il faut arriver à la place que l'on appelait jadis le carrefour de la Fontaine, pour y retrouver des vestiges du passé. Au n° 45, vous remarquerez une jolie maison du siècle dernier, dont les trois façades, corps de logis et deux pavillons latéraux, montrent de délicates sculptures; ce fut la demeure des demoiselles de Verrières, deux sœurs amies des Muses, chez qui fréquentaient GoUé, Golardeau et autres beaux esprits du temps de Louis XV.
Au delà de la rue Michel-Ange, la maison qui porte le n^ 59 a une bien autre histoire, où se mêlent les souvenirs aimables et les événements tragiques. On en connaît les propriétaires, presque tous illustres par quelque côté, depuis 1770. Ce fut d'abord le peintre célèbre