FAÇADE DE LA MAIRIE DU XIX" ARRONDISSEMENT
pr-endrait tout le massif des buttes que la société dite des Carrières du Centre possédait entre les rues de Crimée et de Puebla, dans un sens, et les rues de Yera-Cruz et de Mexico, dans l'autre. Je soumis à l'empereur mon plan, qu'il comprit et qu'il accepta de suite. »
Il y a peut-être quelque vantardise à se donner comme le seul auteur, même avec la collaboration de Napoléon III, de la conception du parc. Peu s'en faut que Haussmann n'ajoute qu'il l'a eiussi creusé, dessiné, planté, toujours avec l'aide de l'empereur. En réalité, il y avait alors à l'Hôtel de Ville des ingénieurs, dont le premier à citer est Alphand, auxquels le mérite de l'idée revient à bien plus juste titre.
Haussmann est plus exact lorsqu'il ajoute que le projet d'acquisition des terrains fut approuvé par décret du 22 juillet 1862, que les travaux durèrent de 1864 à 1867 et que la dépense totale s'éleva à près de 6 millions.
On ne perd pas son temps à feuilleter les vieilles revues : la Revue de Paris du 20 novembre 1864 consacrait quelques réflexions (p. 190) à la nouvelle promenade : « De ce roc pelé où il n'y avait qu'une solitude désolante, sans un arbre, sans un brin d'herbe, de ce inont chauve, les ingénieurs, les jardiniers, les hydrographes et les terrassiers sont en train de faire une oasis qui dépassera en beauté celle de la sultane Fatime, la fille chérie du Prophète... Comment clôturera-t-on la nouvelle promenade, les Tuileries du peuple, comme on l'appelle déjà? Par une grille en fer se terminant par
des flèches dorées, sans doute. C'est ce qu'il y a partout, c'est ce qu'on faisait autrefois, c'est ce qu'on fait aujourd'hui, c'est ce qu'on fera demain. Mais ne serait-il pas bon d'y joindre une annexe, utile, en temps de pluie, pour les enfants, pour les femmes et pour les promeneurs, c'est-à-dire au moins une rangée d'arcades, sinon comme à la place des Vosges, du moins comme à la rue de Rivoli?.