STATION DU CHEMIN DE FER DE CEINTURE
(Belle VILLE- Ville tte).
esthétique fâcheuse. Les Buttes-Chaumont sont, en outre, difficilement comparables au jardin des Tuile ries, à tous égards, mais avec ou sans arcades, elles sont, à coup sûr, une des plus belles promenades de Paris. Le Nôtre et tous les jardiniers royaux avec lui conviendraient que leur art a fait des progrès depuis les boulingrins de Versailles et les coquetteries de Marly. La nature, il est vrai, y fut une puissante collaboratrice; dans beaucoup de cas, il a suffi de couvrir de terre végétale les collines, de les gazonner et d'y planter des arbres pour donner l'illusion d'un paysage suisse; ailleurs, lesMéblais nécessaires pour former le lac fournirent en partie les matériaux du promontoire que domine le temple de la Sibylle de Tivoli, reproduite d'après les dessins de Davioud. On accède à ce joli édifice par deux ponts, dont l'un en briques, jeté à 50 mètres de hauteur, a eu une sinistre célébrité'; c'est de là que les désespérés de la vie venaient s'abattre, déjà asphyxiés sans doute, sur le sol de la route; on rappelait le pont des suicidés. En le surmontant d'une haute balustrade, l'administration a mis fm à ces déplorables procédés. Le lac, d'une superficie de 2 hectares, se prête complaisamment aux rêveries d'une navigation sans danger. L'hiver, il s'offre au patinage, à la glissade surtout.
Dans une ancienne carrière a été ménagée la grotte où une cascade bouillonnant avec fracas vient tomber d'une hauteur de 32 mètres; les Buttes-Chaumont ont leur réservoir spécial situé rue Botzaris, alimenté d'eau de l'Ourcq par une machine élévatoire.
Bâtie de pierres et de briques dans le style Louis XIII, la mairie de l'arrondissement s'élève sur la place Armand-Garrel. Elle a été construite par Davioud.
Sur cette place a été inauguré, le 13 juillet 1900, le beau monument élevé à la mémoire de Jean Macé et à la gloire de l'enseignement
populaire.
~ - ..^ Le chemin de fer de Ceinture en-
tre dans l'arrondissement au point où il croise la rue d'Aubervilliers.
Resserré, presque emprisonné entre les bâtiments du gaz à droite, les magasins généraux et les voies de la ligne de l'Est à gauche, il s'arrête successivement aux deux stations d'Est - Ceinture et du Pont-de-Flandre. Au delà de cette dernière , une forte courbe vers le Sud-Est l'amène à franchir le canal de rOurcq sur Jun pont métallique; puis, se rapprochant de la rue de l'Ourcq, il passe au-dessus de la rue d'Allemagne, et atteint la station de Belleville-Villette, établie au niveau du sol de la rue de Crimée. De cette station se détache un embranchement en triangle, que l'harmonieuse langue des chemins de fer nomme « embranchement de Paris-Bestiaux », parce qu'il dessert le marché aux bestiaux et les abattoirs. En quittant la station de Belleville-Villette, le chemin de fer passe sous un pont en étoile et s'engage , sous les Buttes-Chaumont, dans un tunnel de 1 ,082 mètres par lequel il pénètre dans le XX^ arrondissement, précisément au-dessous du point où la rue de la Villette aboutit dans la rue deBelleville.
Le chemin de fer de l'Est emprunte une partie du territoire du XIX« arrondissement. Il y entre en croisant la rue d'Aubervilliers, l partir de laquelle il passe de la direction Sud-Nord à la direction Est, franchit la ligne de Ceinture et rencontre la gare d'Est-Ceinture, à laquelle on accède par la rue Curial. Après avoir passé au-dessus dr canal Saint-Denis et de la rue de Flandre, il sort des fortifications, c
Le conseil ne fut pas suivi; au reste, sa réalisation eût été d'une 200 mètres de la porte de La Villette, entre les bastions 27 et 28.
PARIS^- DIX-NEUVIÈME ARRONDISSEMENT
Phot. Neurdein.