FAÇADE DE LA COUR D'ASSISES
Molière ; il ne
faut pas qu'il les
possède en dou- -
ble exemplaire,
et le buste de la
rue du Pont- Neuf pourrait
aller rejoindre
l'inscription de
la fausse maison
mortuaire rue de
Richelieu.
Le comité des
Inscriptions parisiennes a pu
identifier avec la maison portant le numéro 144 de la rue de Rivoli
l'emplacement de l'hôtel « où l'amiral Coligny périt assassiné dans la nuit de la Saint-Barthélémy )>. Il va sans dire que la rue de Rivoli n'existait pas alors ; Coligny avait son hôtel rue de Béthizy. Un hommage plus éclatant rendu à la mémoire de l'amiral est le beau monument de Grauk, élevé au chevet de l'Oratoire, sous les arcades de la rue de Rivoli. C'est même par cela seul que vaut cet édifice, ancienne église des Oratoriens, construite par Lemercier vers 1625, aujourd'hui temple protestant.
On s'étonnerait de la dénomination de rue de la Monnaie, donnée à une rue de la rive droite si l'on ne savait que depuis le XI v' siècle s'y trouvaient les bâtiments de la Monnaie ; l'hôtel actuel des Monnaies au quai Conti (VP arrondissement) ne date que de 1771.
Saint-Germain-i'Auxerrois nous ramène au Louvre. Classé à bon droit parmi les monuments historiques, c'est un très beau monument de l'époque gothique, du xiv® et du XV® siècle, qui malheureusement fut trop modernisé vers la seconde moitié du xviii^ siècle. Le jubé qui, paraît-il, était une des meilleures œuvres de Pierre Lescot et de Jean Goujon, fut alors démoli, et des anciens vitraux l'on ne conserva que ceux du transept, fort beaux, d'ailleurs, et faisant d'autant plus regretter les absents. L'église n'a gardé qu'une des cloches à jamais fameuses pour avoir donné le signal de la Saint-Barthélémy (la Comédie-Française en possède une autre); en revanche, depuis le mois de mai 1898, elle est
Phot. Neurdein.