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LE PUITS DE SAINTE-GENEVIÈVE, A NANTERRE

unhlv, œnvvi'. accomplie, offrir ainsi à l'État un incomparable Hiuséii du preiiH(îr Empire. La donation a eu lieu, en effet, au <-ours de 1 aiHiée iOOO.

Au delà (il! ciiTrefour de la Malmaison, la route se rapproche do la SeîHt% (|if('llc coloye un peu avant les premières maisons de BougivaL fk)yi^lval ! Il y a quinze ans, ce nom évoquait inilh*. iiiuigjis gracieuses de yachts, yoles, périssoires et autres bateaux, dv j.'ais canotiers, de baignades en pleine eau à la Grenouillère. La l)ir,yclidl(^, et l'automobilisme ont fait tort aux ébats nau{i(|ues, uiais Taimable bourg n'y perd rien, car le nouvtMU sport y attire tout autant de promeneurs. L'r\ulisrj sur la hauteur, a un beau clocher roman du xii^' siècle, et l'intérieur, malgré bien des restaurations, atteste encore qu'il date du siècle de saint Louis.

Marly-la-Machine, que l'on rencontre au bout de quelques minutes, est un hameau de la commune de Bougival, en dépit de son nom. Quant à son surnom, il s'explique de luimême : là, en effet, s'élève la machine créée pour fournir l'eau à Versailles et à Marly. C'est dans les dernières années du xvii® siècle qu'elle fut construite, grâce à l'ingéniosité d'un ouvrier charpentier de Liège, Rennequin Sualem. Voici quel en était le principe : une chute d'eau de 3 mètres mettait en mouvement quatorze grandes roues installées dans la rivière, comme celles d'un moulin; ce mécanisme actionnait toute une série de pompes, près de trois cents, qui aspiraient l'eau et l'attiraient jusqu'au point culminant, la tour de l'aqueduc de Marly, d'où, par l'impulsion acquise et la pente naturelle du sol, elle était conduite par une canalisation souterraine à Versailles.

Cet aqueduc, bâti à la romaine, s'aperçoit de tous les points environnants ; à demi caché au milieu des arbres, il produit le plus heureux effet.

Sous le premier Empire, la machine de Marly fut transformée : on y appliqua la vapeur; mais, depuis, en 1884, la force hydraulique a été de nouveau utilisée. Cinq roues pourraient fonctionner sans interruption et produire chacune un débit moyen de 16,000 mètres cubes d'eau par vingt-quatre heures, mais deux ou trois seulement sont en service régulier. Ajoutons que l'eau n'est pas celle — fort peu tentante — de la Seine ; elle provient d'une nappe située au-dessous du lit de la rivière et est exempte de toute souillure.

La machine est située à mi-chemin entre Bougival et Port-Marly. Voilà un nom qui peut paraître bien ambitieux : un port sur ce bras

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