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FAÇADE POSTÉRIEURE DU CHATEAU DE MAISONS-LAFFITTE

ENVIRONS DE PARIS

tention, installée dans un ancien couvent de femmes. Pour indispensables, hélas! que soient des établissements de ce genre, les localités dont ils prennent le nom n'en considèrent jamais le voisinage comme agréable ni enviable.

A Poissy commence, pour finir à Mantes, la grande banlieue de la région de rOuest. Un moyen aisé d'en goûter tout le charme est de se rendre à Mantes par la ligne de la rive gauche de la Seine et d'en revenir par celle de la rive droite (ligne d'Àrgenteuil) ; il est difficile de déterminer de quel côté sont les points de vue les plus aimables. Si l'on trouve Fexcursion un peu longue, nous recommanderons celle de Poissy à Villennes par le bord de l'eau (4 kilomètres) ou encore celle de Poissy à Orgeval, un village situé dans une condition si pittoresque qu'elle lui a valu d'être surnommé « la petite Suisse )>. Orgeval est à 6 kilomètres de Poissy et à 10 de Saint-Germaîn par la route de Paris à Mantes, par les Mureaux, route que personne dans le pays n'appelle autrement que « route de quarante sous », un sobriquet d'origine encore incertaine, dont les érudits n'ont pas dédaigné de se préoccuper. Par la variété de leurs explications, ils ont du moins prouvé la richesse de leur inspiration : un marchand assassiné sur la route, et dont la bourse ne contenait que quarante sous ; — Louis-Philippe passant par là et laissant échapper de son escarcelle une pièce de deux francs qu'il aurait fait rechercher par ses gens pendant plu-' sieurs heures ; — les terrassiers qui construisaient la route, payés quarante

sous par jour; — les propriétaires riverains taxés à quarante sous pour l'accomplissement de la même corvée : voilà quelques-unes des solutions mises en avant. Au lecteur de choisir ou de trouver mieux.

Mantes-la-Jolie vaut, certes, une visite, sur la foi même de son surnom, qui n'est pas menteur. Les Gaulois s'étaient fixés sur ce point des rives de la Seine, où l'on retrouve à chaque instant des traces

de leur séjour :

armes, objets d'usage courant, ou sépultures; mais l'histoire écrite de Mantes ne remonte guère qu'au temps des Normands. La ville était devenue prospère quand Guillaume le Conquérant, marchant sur Paris pour se venger d'un sarcasme que le roi de France avait formulé à l'adresse de son embonpoint^ s'y arrêta et la saccagea en 1087.

Mais en tombant de cheval parmi les décombres en feu, il y fut blessé mortellement; pris de remords, il ordonna, au moment de mourir, de donner de grosses sommes d'argent pour la

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