ÉGLISE SAINT-MÉDARD, A CREIL
sonnes environ, suivant les heures et i'affluence. Avec la voix monotone qui est l'apanage des cicérones officiels, ils décrivent les difi'érentes œuvres d'art, conformément à un itinéraire immuable, qui a son point de départ dans le bas côté gauche.
L'admirable tombeau de Louis XII et d'Anne de Bretagne frappe d'abord le regard. OEuvre d'un sculpteur de Tours, Jean Juste, il représente le roi et la reine couchés dans l'attitude de la mort sous un dais dont les douze arcatures contiennent chacune la statue d'un des doaze apôtres. Au-dessus de ce dais, Louis XII et Anne de Bretagne sont de nouveau figurés, mais, cette fois, agenouillés en prière.
Un peu plus haut, vers le sanctuaire, c'est le tombeau de Henri II et de Catherine de Médicis, devant lequel on ne peut manquer de s'arrêter longuement. C'est une des plus remarquables compositions de Germain Pilon ; son seul défaut, si l'ensemble n'en était aussi harmonieux, si les statues n'y étaient aussi délicatement sculptées, serait de manquer d'originalité, car il est une imitation évidente du monument précédent : même disposition en arcades, même reproduction du roi et de la reine défunts dans les deux attititudes que Justo avait données à Louis XII et à Anne de Bretagne; ici, seulement, les apôtres sont remplacés par des vierges et des saintes, s'alternant.
Déjànous avons ditun mot des magnifiques vitraux datant de Suger que conserve la basilique, hélas ! en trop petit nombre; ils décorent la chapelle absidale dédiée à saint Pérégrin ; ceux des chapelles voisines datent les uns du xyi^ siècle, les autres de notre époque; ils n'en sont pas moins fort remarquables.
La grande sacristie des bénédictins, dans laquelle on passe ensuite, n'a son aspect actuel que depuis Napoléon 1®^, lors de la création, en 1806, d'un chapitre de chanoines pour desservir l'abbaye que la Révolution avait fermée. Elle est ornée de tableaux formant panneaux, signés des peintres en renom sous le premier Empire : Heim, le baron Gros, Meynier, etc., mais qu'un éclairage déplorable empêche de voir. Dans une salle annexe est groupé le peu qui reste du magnifique trésor dont l'abbaye était si justement fière avant 1793 et qui, à cette date, fat malheureusement dispersé et en partie détruit. Des vitrines protègent les châsses contenant quelques reliques de saint Denis et de ses deux compagnons de supplice, saint Rustique et saint Éleuthère, châsses données à l'église par Louis XVIII; — un beau crucifix du XVI® siècle, une crosse abbatiale, quelques pièces émaillées.
Dans un angle de la salle est la reproduction du fameux siège de Dagobert.
La visite de la crypte, à laquelle nef et ciiceur ^'°'- ^"•'''■*'"-
on accède par un de L'abbaye de saint-denis.
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