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LA BOURSE. — 5« QUARTIER : GAILLOW

6° QUARTIER : VIVIEWNE. — 7« quartier : DU MAIL. — 8« quartier : BONNE-NOUVELLE.

E II« arrondissement, dit La Bourse, se superpose exactement au P'' dans le quadrilatère irrégulier que forment la Seine au Sud, les grands boulevards au Nord, le boulevard Sébastopol à FEst, les rues Duphot, Saint-Florentin, Richepanse et le mur du jardin des Tuileries à l'Ouest. Leur ligne de démarcation dans cet espace va de rOuest à l'Est et est constituée par les rues des Capucines, des Petits-Champs, de La Feuillade et Etienne-Marcel. Les limites du IP arrondissement sont donc, au Sud, ces quatre voies; à l'Est, l'axe du boulevard Sébastopol; au Nord, Taxe des boulevards Saint-Denis, Bonne-Nouvelle, Poissonnière, Montmartre, des Italiens et des Capucines, et à l'Ouest la région occidentale du P'" arrondissement.

Ici, nous ne rencontrons plus des splendeurs comme celles d'un Louvre, d'un Palais-Royal ou d'un PaUiis de Justice — Paris ne peut prétendre à de telles richesses monumentales dans chacun de ses quartiers -— mais une région éminemment active, que l'on englobe tout entière sous la désignation courante de « la Bourse », où la fièvre de la vie commerciale et boulevardière régnerait sans partage, si l'on n'y trouvait aussi la Bibliothèque Nationale, ce calme refuge de la science, véritable oasis du silence au milieu de tant de bruits divers. La Bourse! Il était impossible de dénommer d'une façon plus expressive, plus exacte aussi, ces 97 hectares de terrain qui assurent sans conteste au II« arrondissement le dernier rang dans l'importance superficielle, et le premier dans l'importance financière. Et cela, non seulement j^arce

que « le temple de Plutus » y est situé, mais parce qu'il n'est pas une seule de ses rues, de la porte Saint-Denis à la place Vendôme, de la rue É;,lenne Marcel au boulevard des Capucines, sauf quelques parties du quartier Gaillon, où l'on vive autrement que pour les afl'aires et par les affaires.

La rue Saint-Denis. — Historiquement, c'est par sa partie orientale, celle du quartier Saint-Denis, que le canton dont nous avons à parler a commencé de se bâtir. L'enceinte de Philippe-Auguste coupait à angle droit la rue Saint-Denis à peu près à l'intersection des rues Etienne-Marcel et ïurbigo, c'est-à-dire vers le point où maintenant est la séparation entre le I*^^' et le II® arrondissement. Au delà, vers le Nord, il n'y avait que des terrains en culture, mais on ne tarda pas à y construire. Rue Saint-Denis, vis-à-vis de la rue Greneta, une haute porte cochère indique l'emplacement de l'église Saint-Sauveur démolie en 1787, et qui était déjà mentionnée comme cure en 1284. Saint-Sauveur fut donc, dès le xiii^ siècle, la paroisse du faubourg créé hors de l'enceinte de Philippe-Auguste et qui, en moins de deux siècles, devint si populeux que Charles V dut l'enfermer dans une nouvelle fortification, dont le parcours est représenté assez exactement par le tracé de la rue d'Aboukir entre la place des Victoires et la rue Saint-Denis.

Vis-à-vis Saint-Sauveur, le côté droit de la rue Saint-Denis, entre la rue Greneta et le passage de la Trinité, était, depuis l'année 1202, occupé par les bâtiments et terrains de l'Hôpital delà Trinité, dit alors aussi de la Croix-de-la-Reine (à Tangle des rues Greneta et Saint-Denis se voit encore la fontaine de la Reine, avec l'inscription : 1732). Ce n'était pas seulement un hôpital, et l'on va voir qu'il servit concur-

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