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ÉGLISE SAINTE-ELISABETH

les archéologues faisaient bonne

se à l'École centraie.

C'était d'abord un couvent, fondé en 1620, pour donner asile aux filles repentan tes ; mais s'il est vrai de dire que qui a bu boira, on pouvait dire des Filles de la Madeleine : qui a péché péchera...

Leur repentir n'était pas définitif : bref, le couvent devint bientôt une véritable maison de détention que le lieutenant - général de police alimentait largement de pen-

ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES (entrée principale).

sionnaires, filles nobles, femmes mariées et autres. La Révolution consacra le caractère de l'établissement en en faisant officiellement une prison de femmes. A partir de 1830, on remplaça les femmes par des hommes. Girault de Saint-Fargeau décrit ainsi la prison dans ses Quarante-huit quartiers de Paris : (( Rien ne ressemble moins à une prison que les Madelonnettes. C'est, en apparence, un hôtel entre cour et jardin, un hôtel avec un vestibule charmant, où l'on s'imaginerait rencontrer toutes les commodités de la vie. Cette prison ne manque pas de régularité dans sa distribution; ses deux grandes cours sont plantées de tilleuls.

La cour des prévenus, la seule qui soit pavée, est encadrée sur trois faces par des bâtiments élevés qui portent le caractère du xvn^ siècle. Au rez-de-chaussée des bâtiments, régnent de deux côtés des arcades semblables à celles de la place Royale, où les prisonniers peuvent se réfugier quand il pleut. Le milieu de la cour est occupé par une grande fontaine. La cour des condamnés est moins agréable et plus solidement fermée.

Contiguë aux Madelonnettes, était l'École Turgot, institut commercial, fondé par la Ville, et portant le nom d'un des prévôts des marchands les plus distingués du xviii^ siècle. La prison n'a pas été

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