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HOPITAL DE LA PITIÉ, RUE LACÉPÈDE

de contravention qu'inflige le tribunal de simple police et dont le taux est variable. Les chiens trouvés sans collier et non réclamés dans les vingt-quatre heures sont aussitôt mis à mort. Ceux qui, pourvus d'un coUier, n'ont pas été réclamés, connaissent, au bout de trois jours, le même supplice, qui est l'asphyxie par le gaz. La moyenne des chiens recueillis chaque jour est de 60.

Ajoutons enfin qu'il est grandement question de transférer extra mMro5 les bâtiments de la Fourrière, installés dans un local misérable, insuffisant et malsain. Seule, la raison de proximité du centre a fait jusqu'ici hésiter.

De l'autre côté du boulevard Saint-Germain, entre les rues de Pontoise et de Poissy, s'élevait, depuis 1774, la halle aux veaux. Sa suppression fut ordonnée en 18B5 et suivie peu après d'exécution. La rue qui l'entourait quadrangulairement portait le nom de rue de Sartine, parce que la halle avait été construite sous Tadministration de ce lieu-

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LA FONTAINE CUVIER (Rues Linné et Cuvier).

parallélogramme irrégulier qui, de laulre côté, surplombe larue Monge. Emplacement consacré depuis longtemps à Télude, puisque c'est celui du collège de Navarre, fondé en 1304. Créée, comme tant d'autres institutions utiles, par la Convention, elle ne quitta l'hôtel de Lassay (aujourd'hui résidence du président de la Chambre des députés) pour la montagne Sainte-Geneviève qu'en 1805. Quelques bâtiments du collège de Navarre furent conservés; la plupart des autres sont des constructions modernes, certaines même relativement récentes, car

EiNTRÉE DES NOUVELLES GALERIES DE PALÉONTOLOGIE ET D'ANATOMIE AU MUSÉUM.

elles ne datent que de 1874 : ce sont les grands amphithéâtres qui prennent jour sur le square Monge, la rue Monge et la rue duCardinal- Lemoine. L'École polytechnique est trop universellement connue pour qu'il soit utile d'insister longtemps sur son objet et son but. Personne n'ignore que l'enseignement y est de deux années, que l'examen d'entrée est des plus ardus, qu'à la sortie, les épreuves de classement ne permettent guère qu'aux vingt premiers l'accès des carrières civiles, « la hotte », comme disent les élèves par une ironique ou compatissante antiphrase à l'adresse des camarades moins bien partagés, qui deviendront « arti )> ou seront versés dans la non moins honorable arme du génie. Les pipos sont toujours très populaires et sympathiques dans ce Paris que leurs aînés ont si vaillamment arrosé de leur sang en 1815, en 1830. On est curieux de connaître l'existence qu'ils mènent, le labeur dont ils sont accablés dans les (c caserts » où tant de jeunes gens voudraient avoir eu leur place, l'argot qu'ils parlent — si riche

VUE DE LÉGLISE SAINT-MÉDAR

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