LE GRAND HALL DE LA GALERIE DE ZOOLOGIE, AU MUSÉUM
rhot. A. Laine.
Navarre, faisant disparaître jusqu'au souvenir d'un couvent, les Filles de la Congrégation Notre-Dame, où M^^^ Roland commença ses études, en 1765, à l'âge de onze ans.
A l'angle des rues Linné et Guvier, s'élève un assez joli monument, la fontaine Cuvier, œuvre de Lemaire. Elle occupe la place de la tour dite d'Alexandre, nom inexpliqué; elle marquait sur ce point la clôture de l'abbaye de Saint-Yictor.
On ne saurait le nier, les administrateurs du merveilleux établissement scientifique que limitent la Seine, les rues de Buffon, Geoffroy- Saint -Hilaire et Cuvier n'ont pas de chance. C'est en vain qu'ils veulent faire prévaloir la dénomination officielle :
Muséum d'histoire naturelle , tout le monde persiste à dire Jardin des Plantes, et l'administration municipale de 1860, en donnant ce nom à l'un des quartiers du V^ arrondissement, y a sa part de culpabilité. Et cependant, les curieux, des deux sexes et de tout âge, qui fréquentent avec tant de plaisir le « Jardin des Plantes » se soucient bien des
plantes exposées sous leurs yeux, étiquetées comme les bocaux d'un pharmacien pour leur en faciliter la connaissance! Ils ne les regardent même pas. Ce qui les attire, c'est le lion marin, l'ours Martin, la girafe, l'hippopotame et l'éléphant; ce sont les singes agiles et grimaçants, les fauves majestueux et terribles, les reptiles traîtreusement assoupis, en un mot la Ménagerie. Le Muséum, c'est le jardin d'acclimatation populaire et gratuit; il a, chaque jour, la même clientèle de bonnes gens et d'enfants du quartier qui , ne se coucheraient pas contents s'ils n'avaient pas distribué leur pain d'un sou « aux bêtes », qui maudissent les jours fériés parce que le jardin est envahi par une foule d'intrus et ne leur appartient pas.
A l'origine, ce fut bien et uniquement un Jaidin des Plantes. Il fut fondé en 1635, par les deux premiers médecins de Louis XIII, Hervard et Guy de la Brosse, dans le but d'étudier et de cataloguer les plantes médicinales; la science, en ce temps-là, était moins spéculative que pratique; on se serait peu soucié de la botanique si elle