‹ Paris au boisChapitre 5 sur 24 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Lc9 cavalierg de I'iprè»4nidi. — Leur petit oombre ca temps ordinaire. — Les etctdrons des jeudis

Ed dehors des dresseurs, qui par devoir professionnel soni à cheval à toute heure du jour, les cavaliers qui montent l'après-midi et se font voir à l'heure du persil dans l'allée des Acacias sont très peu nombreux.

Outre que la mode est aux promenades du matin dans l'allée des Poteaux, la plupart des amateurs d'équitation ont dans la journée de nombreuses occupations qui ne leur permettent pas de faire au Bois une nouvelle apparition.

Les habitués du malin, que nous passerons en revue dans un chapitre spécial, cherchent pour la plupart un exercice hygiénique et se soucient médiocrement du spectacle qu'oiïre le persil du soir; deux heures d'équilalion sont pour eux un apéritif pour le déjeuner, et un trailemenl préventif de l'ankylose qui les envahirait à coup sûr s'ils ne réagissaient pas contre l'immobilité des bureaux, des séances des Chambres ou de l'atelier.

Les promeneurs de l'après-midi sont gens de plus de loisirs, plus mondains ; ils veillent davantage et ont conserve les habitudes des vieux Parisiens, qui n'oat jamais eu le goût de voir lever l'aurore.

La plupart d'entre eux appartiennent d'ailleurs à une génération dont les souvenirs, sans être préhistoriques, remontent à un nombre d'années déjà respectable : ils ont vu le second Empire et pourraient dire ce qu'était le Bois avant les travaux de M. Alphand.

Ils étaient là quand on a creusé les lacs, construit la cascade et dessiné le pré Catelan ; plusieurs onl même des souvenirs personnels datant du règne de Louis-Philippe.

Leur tenue se ressent de ces souvenirs. La forme de leurs chapeaux, le volume de leurs cravates, la coupe de leurs redingotes en sont un indiscutable témoignage.

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