CAVALIERS DD SOIR
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Pratique aussi CéquIlatioD depuis ud Dotnbre d'années dëji respectable el n'est pas plus que le prëcédeot arrivé t l'obésité. UodIc avec un grand entrain el laisse à tes ehevaui une entière liberté. Ils n'en abuseut d'ailleurs pas, tjant appris par expérience que leur cavalier est de taille i résister k leurs incartades les plus subites et de force à réprimer leurs défenses les plus violentes. Elst généralement escorté par ses deux Gis, qui marchent sur ses traces cl suivent ses conseils. Eu graodis- ■aal, ils ont ai renoncer à la veste anglaise et tui cols rabattus des années précédentes. A cette réforme, le tableau a gagné en correction ce qu'il a perdu en pittoresque.
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Ces rares représenlanls de mœurs disparues sont de très élégants cavaliers, manœuvrant savamment des chevaux admirablements rais.
Plusieurs escortent leurs enranis, quelques-uns même leurs petits-enfants, d'un air digne et patriarcal, et regardent passer d'un œil devenu indifférent les innombrables files de voilures remplies des plusjolies femmes du moment, et les plus résistantes des temps passés.
On peut donc dire que les cavaliers de l'après-midi sont, en temps ordinaire, les vétérans de l'équitalion; à certains jours, le jeudi pour les internes des lycées, le mercredi pour les élèves de Stanislas et des Postes, leur solitude est troublée par l'invasion des conscrits de la noble science, qui se répandent dans les contre-allées en bandes tumultueuses, sous la double surveillance d'un . écuyer découragé par l'inutilité de ses conseils, et d'un maître d'études que le devoir professionnel, bien plus que ses principes d'équitation, attache tant bien que mal à sa selle.
Tonte cette jeunesse tient assez bien à cheval, et l'on voit qu'elle se prépare consciencieusement au moment d'utiliser au régiment les levons reçues au manège.
Là, comme ailleurs, les progrès en équitation sont faciles à constater, et
l'on voil clairement que la moyenne est très sensiblemenl supérieure à ce qu'elle était il y a quelques années, et c'est encore au service obligatoire qu'il faut attribuer les progrès réalisés.
Le malheur veut que cette préoccupation militaire influe d'une façon déplorable sur la forme des képis.
Tous cfs jeunes potaches, dans l'espoir fallacieux d'être pris pour autre chose que ce qu'ils sont, c'est-à-dire des apprentis cavaliers appelés à travailler encore énormément le cheval avant de soupçonner ce qu'est l'équilntion, veulent porter la coiffure des maîtres et s'efforcent de singer la forme et la couleur du képi noir de Saumur.
Qu'ils songent, avant d'arborer celte coiffure, aux fatigues endurées et aux dangers courus par ceux qui ont le droit de la porter, et je suis sûr qu'ils hésiteront à usurper un couvre-chef qui doit demeurer la propriété de ses détenteurs légitimes.