SCÈNE III
Les Mêmes , ANATOLE , JEAN.
ANATOLE, il entre en chantant.
AiH : Amour, douce follt.
Du goût suivant le code, Je n'aime que la mode.
Chacune m'accommode, Et vive le bon Ton!
vAiviEux, dparf.
Voilà notre autre fou.
MAD. DERMANCE.
Eh! c'est monsieur Anatole.
ANATOLE, d mada77ie Dermonce.
Bonjour , belle dame. Chaque jour plus jolie. Ce négligé est d'une fraîcheur!. . .
MAD. DERMANCE.
Vous trouvez.
ANATOLE
Eh bien ! Jean, et les travaux ?
JEAN
Ça avance, monsieur; les allées sont sablées, les bosquets sont de vrais bijoux, l'orchestre ne laisse rien à désirer. Nos paysans vont-ils s'en donner ! . . , .
VALVIECX.
Pauvres gens ! ils allaient autrefois danser dans la prairie , et maintenant, ils auront des bosquets mystérieux, des allées solitaires, comme à Paris. Les mœurs vont y gagner.
ANATOLE
Oh.' rassurez-vous ; nous avons tout prévu.
Air : Du devoir de la chevalerie.
Dans cet asyle ouvert à l'innocence.
L'amour, je crois, pourra tendre ses lacs ;
Mais nous saurons maintenir la décence
Et préserver la pudeur d'un faux pas.
On voit souvent le soir sous le feuillage
Se réunir deux cœurs passionnés ; Mais par respect pour les mœurs du village, Tous les bosquets seront illuminés.
VALVIECX.
Cesera charmant.
JEAN
Soyez tranquille, monsieur; on éclairera. .. D'ailleurs quand il s'agit de sauver la vertu, on ne regardepas à un quarteron d'huile de plus ou de moius.
ANATOLE
Et les courses éoliennes?
JEAN
Les courses éoliennes. . . qu'est-ce que c'est qu'ça?
ANATOLE
Eh bien! le chemin suspendu?
Le chemin suspendu. . . il est tombé par terre.
ANATOLE
Maladroit!
JEAN
Ou va le relever avec un cric.