PARIS B K (J L K
nistère des Affaires étrangères. La Restauration avait eu l’idée d’y placer les expositions de l’Industrie. On sait qu’en ces derniers temps il logeait le conseil d’État et la Cour des comptes. C’était une imposante et somptueuse construction, qui faisait bonne figure sur la rive gauche, qu’elle dominait de sa masse imposante. Outre son entrée principale sur la rue de Lille, il y en avait deux autres sur les faces latérales; la grande façade du bord de l’eau n’en avait pas, elle était formée de deux ordres superposés , l'un toscan , l’autre ionique : un attique les surmontait.
Le palais se composait de quatre corps de bâtiments entourant une grande cour carrée. Cette cour, autour de laquelle circulait une double série d’arcades italiennes et de galeries, était vraiment d’un bel aspect. Les frises étaient ornées de plaques de marbre de diverses couleurs, essai timide de polychromie, qui n’avait certes pas mal réussi. A chaque angle un bel escalier de pierre conduisait à l’étage supérieur. L’escalier d’honneur, situé dans l’aile gauche, avait été décoré de remarqua* blés compositions par Théodore Chassériaux : la plus belle représentait la Paix, et se distinguait par la noblesse du style. A l’exception de cet escalier, tout l’intérieur de la Cour des comptes a été brûlé; mais les murs épais sont restés debout.
Les ravages sont surtout effrayants dans la portion du palais affectée aux services divers du