LA PRESSE DE PARIS
Le Cri du peuple disait hier que tout Paris était prêt en prévision de cette éventualité.
Le Cri du peuple iafrirme de nouveau, l'armée de Versailles peut tenter l'assaut et démolir les remparts.
Mais qu'elle sache bien que Paris est décidé à tout et que les précautions sont prises.
Paris vaincra, ou s'il succombe, il engloutira les vainqueurs dans une catastrophe épouvantable.
Dernier avis aux bombardeurs.
Le Cri du jjeuple était prophète. Les incendies des Tuileries et de THôtel de Ville prouvèrent que Jules Vallès n'était pas pour les petits moyens.
Clément Duvernois, dans un accès de lyrisme, écrivit jadis dans la Liberté : Sire, faites grandi Vallès parodia le mot en s'adressant au peuple !
La Discussion vécut du 12 au 17 mai. Ses collaborateurs étaient M\L A. Gaulier, H. de la xMadeleine, J. A. Lafond et Firmin Maillard.
Ce journal, supprimé par le délégué de la Sûreté générale, reparut sous ce titre : ^a Politique^ le i^"" mai, et disparut définitivement le rr juin.
Cette feuille s'inspirait de cette phrase fameuse de M. de Rémusat :
— La politique est l'honneur de la France.
Hélas ! elle n'était guère de circonstance, car la question politique se traitait par le canon, et l'honneur de la France n'y était pour rien.
LEcho de PariSy collaborateurs Edouard Hervé, H. Dépasse et Richard Lavallée, trois numéros seulement du 17 au 19 juin.
L*Echo du Soir, du 16 avril au r^ mai, avait
pour rédacteurs MM. Arnold Mortier, G. Ebstein, Edouard xMoriac, H. de Gallias, Jezierski, du Groisy, L. Perrin et H. Delaage.
Ge journal ne demandait dans son programme que \q rétablissement de la, pair publique et le trioinphe des institutions républicaines \
Pour un comble, voilà un comble! Arnold Mortier et de Gallias du F?ga?'o, H. Delaage et Edouard Moriac du Paris- Journal^ G. Ebstein du Soir faisant des vœux pour le triomphe des institutions républicaines.
Il est vrai qu'on était en carnaval.
L'Echo du soir fut supprimé. LaGommune ne coupa pas dans le pont. Aussitôt les rédacteurs de la feuille étranglée voulant à tout prix faire triompher les institutions rép)ublicaines^ firent paraître une nouvelle feuille : ï Etoile. Elle brilla huit jours, du 5 au 12 mai. La Gommune aurait dû pourtant savoir gré à ses rédacteurs d'avoir écrit ceci dans son numéro du G.
Xon, le suffrage universel n'est pas un vain mot, mais le gouvernement élu par lui peut devenir une vaine chose entre des mains médiocres ou séniles.
V Estafette vécut juste un mois, du 2 5 avril au 23 mai. Gollaborateurs : André Secondigné, Dantray et Saint- Léger.
Le numéro 2 de ce journal contenait le huitain suivant à l'adresse de Foutriquet (M, Thiers).
Mon vieux pouvoi-r exécutif, Versailles vous offre un refuge.
De peur d'être brûlé tout vif, Ici, constituez-vous juge.
Juger vaut mieux qu'être pendu.
Je le crois bien, mon bon apôtre.
Mais différé n'est pas perdu, Kt l'un n'empêchera pas l'autre.
Le Faubourg, une vieille connaissance, reparut le 26 mars, voici l'article le plus saillant !