MOUILLARD AU PONT DES ARTS
| J n r o l r i» îir M. Marc Constantin, fl tutiqni ftr M. Victor Paricot.
oh bel Merlou, vingt-huit degrés d" chaleur, un so- i j' passe mes g'hardes... c'csi-y encore pournéyer on
leil d'Alger, ei trois monacos dans r gousset... viens-tu piquer un' téie dans r canal?... ça t' rafraîchira, et j' paye un vei'r* d' coco pour le nettoyer I' gaviau.
Mi lu m
chien comme il y a quinze jours ?
Moiiillib». —Non; c'est pournous lessiver... Nous allons nous blanchir avec l'eau d' Cologne de la nature...
Ali! c'est loi, Mouillard! attends que S Allons, allons, partons. . Oh hé! lesant's. .oh hé!
fum.in. Allegretto.
gUL-Lf-g
-iJ}-ï-t=îË£
Voi - là l'é - té,
Vi - vc l'é - té ! C'est un' sai-son qu'est fait' pour
It
phu - ro.
Pour moi j'pré - fè
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I/ondo ii la ter - re,
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C'est bien plus mieux pour la san - J /~N Couplet. ~
té! Voi - là l'é - - té, Vi - ve
té!
Nous a - - vons
choi - - sir la pla- ce.
/n. 1* * ' * ft i» * i» » • •
Dans la Seine
ou dans le
ca - nal ; C'est là que l'on
na - - go a -ver grâ-ce, Gra-tis,
à l'œil, c' qui n'fait pas de mal;
QLM^g
Le port Saint-Ouen, c'est d'ia gno-gno - le. Faut lais-ser çà pour l'genr' mous-
wm
-.eux.
Puis
faut met'
pe
tit' eu - - lot - te,
J> C -$=$ j î Eêëj
l'arlo.
C'est l'a — ti gnant et trop
teux.
Dis donc, Merlou, niaint'nant que nous v'Ià z'arrivés, <£> on s' tortille... Une., deux... vlan!... Brrrrou... qu'
tu vas voir comme on passe le pont des Arts sans payer. Attention! .. gare le plongeon... v'Ià 1' marsouin qui
c'est chaud!... j' vas t'êlr' frit comme un' niat'lole!... MtHLni . — Mouillard, j'ose pas me déshabiller... il y
va faire le tremplin dans VOeeéan... Tiens, v'Ià comme * a des dames qui me r'Iuquenl
PAHIS (HANTANT
Moullard. — Qu' l' es donc bêla!... garde ton gilet .. et quitte le reste...
Merlou. — Dis donc, Mouillard, faut-y quitter nies jarretières?...
Mouillard. — Eh non! n' quilt' pas ça, imbécile!., t'aurais l'air d'Adam z'etÈve... et faut a voir des mœurs... Allons, à l'eau, canards !... En avant, 1' grand pélican blanc, qui s' perce les lianes pour nourrir ses enfants; I' pus souvent!.. Brrrrou !... que lessive!... Oh hé ! les aul's, oh héééél...
Voilà l'été, vive l'été,
C'est un' saison qu'est fait' pour plaire:
Pour moi j' préfère
L'onde à la terre, C'est bien plus mieux pour la sanlé.
Mais qu'est-c' qu'arriv' là-bas sous c't* arche? On dirait voir un vrai radeau !
C'est un train d' bois qui gliss' et marche; .1' vas monter d'sus pour voir d' plus haut; Ceux qui n' sauront pas que j' m'amuse S' croiront au détroit d' Gibraltar, Et qu' c'est 1' naufrag' de la Méduse Qu'on exécutait au bouVvard.
Suis-moi, Mei'lou... Ah! t'es donc déguisé en sauvage?... On dirait la statue de C<f»g ou six natus qu'est aux Tuileries... Arrive, arrive... v'ià I' cipal qu'est fait au même!... Bonjour, Mossieû !... mes respects à vol' épouse!... Hein?... vous dites?...
Le Garde. — Tas de polissons! .. je vas vous faire coucher au violon, si je t'empogne.
Mouillard. — Dit's-moi donc, sergent, avez-vous un' ligne pour m' pécher? vous serez l'asticot.
Merlou. — Tiens, tiens, il empogne mon pantalon... il va le mettre en pièces !...
Mouillard. — Tant mieux). . tu le Pras refaire au dernier genre, s'il est en pièce!...
Le Garde. — Gamins, je vas vous mettre dedans...
Mouillard. — Dans le pantalon ?. . Dis donc, Merlou, c'est une habilleuse de l'Ambigu qu'est déguisée en autorité !
Merlou. — Nage pas si vite, Mouillard... Qu'est-ce qui passe là?...
Mouillard. — Ça? c'est un infortuné caniche qui s'est noyé l' jour d' sa mort !. . Attends, attends... j' vas y monter à cheval d'sus... on va croire que je suis dans les z'housards!... Excusez!... pus qu' ça d' collier!... Tiens, tiens... c'est la bête à mam' Coqu'licau!... Ah ben, nous allons rire, de lui rapporter son caniche .
i à c'te femme !.. Arriv'donc, Merlou, tu te laves trop; on va te piendr' pour une blanchisseuse de fin... Oh hé! les aut's!... oh hééé!...
Voilà l'été, vive l'été,
C'est un' saison qu'est fait' pour plaire ;
Pour moi j' préfère
L'onde à la terre, C'est bien plus mieux pour la santé.
Mais v'Ià 1' public qui se rassemble Pour nous voir voguer sur c'te nier ; Nous allons si vil', qu'il leur semble P't-èt' que nous somm' sur un ch'niin d' fer! N' lach' pas, Merlou, c' caniche superbe, Ce soir j' t'ach't'rai trois sous d' parfums, Car il faut, connu' dit le proverbe, Avoir 1' respect pour les défunts!
C'est ça. . tire-le par la queue. . Aie ! aie !... le cipal qui nous attend!...
Le Garde. — Pourquoi le baignes-tu dans ces vagues?...
Mouillard. — V'Ià P troupier qui dit vague!...
Le Garde. — Allons, voilions, suis-moi t'au corps de garde...
Mouillard. —Ah! ah! fameux!... Dis donc, Merlou, j' vas suivr' Mossieû en zéphyr!... P pus souvent!... prêtez-moi au moins un faux-col... ou vot' giberne...
Le Garde. — Allons, gamin, j' le tiens... j' vas te plonger au cachot...
Mouili.aru. — J' préfère plonger dans la Seine.. Oh lie! Merlou... sauve-loi... on va t' piger!... plonge à l'eau. . entre dans uu égoul... tu sortiras faubourg Saint-Martin. .. Heupp!... c'est ça!... A moi, maint'nant !... {Criant. ) Au feu ! au voleur '...
Le Garde. — Où donc est le feu? ..
MoiiiLLAnn. — Là, là, sergent... tournez la tète. . c'est ça! . Ah! ah! ah! que couleur!... c'était pour liler!... Bonjour, mani'selle.. Fait- y son nez'... y veut courir .. Bon!... y s'embarrasse .. y tombe dans les bras du caniche... tableau! .. Filons vite... et j' vas ach'ter des gants, pour me donner un chic plus flambard!... Oh hé! les aut's!... oh hé! ..
Voilà l'été, vive l'été,
C'est un' saison qu'est fait' pour plaire;
Pour moi j' préfère
L'onde à la terre C'est bien plus mieux pour la santé.