‹ Paris: dans la seconde moitié du XIXe siècleChapitre 12 sur 41 · IV. — L · texte numérisé non relu

IV. — L

Le marché en bateaux. — Halle aux vins. — li<'cret do 90 mars 180B. ~ L'entrepôt. — Dispositions. — Gaves et cellieig. — Lticaiton. — Préeailions. — Dégustation. — Dépotoir. — Marché en gros. — Les lonnetBX.

— Huiles et vinaigres. — Vins frelatés. — 1^ mariage des vins. — Fabrique de vins. — Vin noir. — Vins de Madi^i-e et de Zucco. — Amélioration de l'eau-de-vie. — Dégustateurs assermentés. — ll.SiGcabareti.

— Le vin an ruisseau. — Consommation de Paris. — Équilibre rompa.

— Exiguïté de l'entrepôt. — Tolérance. — Beicy. — Grenier d'abondance. — Projets. — Le Muséum et la Salpé trière. — ModificatioBS indispensables.

Le temps n'est plus où les particuliers et les ma^ cbands ne pouvaient vendre leurs vins que lorsque l'on avait déjà crié dans les rues de Paris a le vin du roi, le vin des seigneurs, le vin des moines » ; ce commerce est absolument libre aiijourd hui, une fois qu'il s'est mis en règle avec le fisc. Jadis et jusque vers le milieu du dix-septième siècle, le marché aux vins se tenait sur la Seine même, dans dos bateaux qui avaient amené les produits de Bourgogne. En H)56, le sieur de Chamalande et le maréchal de camp près les armées du roi, dcBaas,obtinrentdeLouisXlVrautorisationdeconstruire une halle aux vins, à la condition d'en partager le pro-

* La dernière promenade du bœuf gras date du carnaval de 1870. Depuis cette époque, on ne l'a pas renouvelée ; espérons que nous en avons Ani pour jamais avec cette mascarade.

duit avec radmînistradoa de llii^ital fç^nêni. L >iii]if-i? ne fut guère terminé que fen mM; il ^ièlevruc i^uai Saint-Bernard, près la porte do mîme oom, «a ânre du Sort de la Toumeile, sur des terraiiw qœ Li lotte i'Ibeilard et de Giiiibume de tlbampean uvaît jaiii^ r*ettdns célèbres.

Cette halle étaut deTenne iœai&saate, Xapoléoa pre»crifit, par décret impérial da !ît> mars 18^-^, U créatii^ d'un entr^iôt général des liquides, destiné à reice^«iir ks \ins, alcools, huiles et Tioaigres expédiés j Pws p^r la proTinœ. Dans le projet primitif, rétabli»îemeat «oo- Trant quai Saint-fiemard devait occuper tout l'empUi-ement compris entre la rue de Seine (anjourd'hui Cuiieri et la place SI aubert ; de plus, il eût été traierîé par un canal qui aurait permis d'apporter, sans transborde^ ment, la marchandise sur le lien même où elle serût emnoagasinée. Le 15 août 1811, on poc» la première pierre des constructions, qui auraient dû être complètement achevées en 1816; mais le gros œuvre ne fut élerèque vers 'f818, et jusqu'en 1845 on travailla à met> tre la dernière main à renlrepOt, dans Tenceinte iiu*|uel , dorant les premières iinnèes du règne de Louis Philipiiie, on avait momentanément installé la prison de la gaide Bationale, au vieil hôtel de fiézancourt. Couvrant aujourd'hui une superficie de 14 hectares, dont 10 sont occupés par des bâtiments, il afiecte une forme trapèloîdale et se trouve bordé par le quai Saint-Bernard, la rue des Fossês-Saint-Bemard, la place Saint-Victor et la nieCuvier. Bâti en pierres meulières, couvert en tuiles, il est sombre et triste d'aspect.

U est divisé en trois parties distinctes : l'une, réservée aux vins, située sur le quai Saint-Bernard et formée de quatre pavillons ; l'autre, presque insignifiante, consacrée aux huiles et adossée à la rue Cuvier; la troiflème enfin, exhaussée sur une terrasse, et rcnlcnnant

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