SCÈNE II
La rue Lcpelleticr à une heure du matin — Municipaux à cheval. — Fuule de badauds sur le trottoir. — Cohue de masques sous le péristyle illuminé de l'Opéra. — Roulement incessant de voilures arrivant du boulevard et s’en retournant par la rue Rossini.
ÜN DÉCROTTEUR , la brosse à la main. — Cité , vemi pour le bal !... Qui veut être verni ?
LE BAL DE L’OPÉRA. 43
AUTRE DÉcnoTTEUR. — Demandez, messieurs! fai-
tes-vous vernir! Le fin vernis !...
UN POLICHINELLE. — Ohé! Clara! Adolphe! Par ici. mes enfants !
UN BioNsiEUR , en babil noir. — Voyons , messieurs , prenez l’un la droite, l’autre la gauche de la baronne... Bien. C’est le seul moyen de traverser la cohue, sans que vous risquiez d’être insultée , ma chère.
AUTRE HABIT NOIR. Rassurez-;vous, madame. Nous répondons de vous.
LE BARON. — Prenez à droite. Nous avons la logesalon du marquis.
UN PIERROT, à une Folie. — Tu m’entends, Titine? Que je te voie pas causer avec^Adolphc, ou, je t’cii avertis, les claques ne seront pas loin.