SCÈNE X
Le grand escalier de l'Opéra. — Une foule compacte se précipite déjà au vestiaire et s’arrache les paletots et les cannes.
U.N DOMINO, à un monsieur eu paletot coiffé d’un casque. —
Tu as tes affaires? Vite, filons, mon bibi. — (Poussant un cri.) Ah ! mon Dieu !
LE MONsiEDii EN CASQUE. — Qu’cst-ce qu’il te prend, à toi?
LE DOMINO. — Je suis morte. (Montrant un jeune homme. ) C’est oe monsieur qui m’a écrasé le pied.
LE MONSiEüK EN CASQUE. — Prenez donc garde à ce que vous faites, imbécile!
LE JEUNE HOMME. — PI ait-il.' Prenez garde vousmême à ce que vous dites, malotru !
LE MONSIEUR EN CASQUE. — Pardon, cher ami. Vous avez une mouche au bout du nez.
(H lui duniie une cliiqucnamlo.)
LE JEUNE HOMME, très-pâle, à voix basse. Je VOUS SÜU-
flèlerais sans tes sergents de ville ; mais nous notis reverrons, (il donne sa carte). La vôtre?
LE MONSIEUR EN CASQUE, lui remettant sa carte. — Avt'C
plaisir, jeune homme. Couvrez-vous donc!
LE DOMINO, bas au jeune boinnie, pendant que le monsieur eu casque fait avancer une voiture. — G CSt llioi. .. Juliette. Quand je vous disais que j’aurais ma revanche!
AU VESTIAIRE. — Le nuiiiéro 789!... voilà !...
LE BAL DE L’OPERA