SCÈNE VI
Une Uble occupée par la famille Guillochoo.
M. 6ÜILL0CH0N. — Ferons-iious venir une autre bouteille?
MADAME GDILLOCHON, longue el sèche ; des mitaines. —
C’est ça, vautrez-vous dans la boisson, monsieur Guillochon. On voit bien que ça ne vous coûte rien.
M. GüiïXOCHO.v. — Tonnerre 1... vas-tu me reprocher tous les jours de la vie la dot que lu m’as apportée il y a vingt-deux ans, quand j'ai acheté mon fonds de miroitier!... C'est tannant, à la fin des dns !
LE PETIT GUILLOCHON. — Allons, bien! Xi! xi!
hou! bou! Hardi, papa! va, maman!
H. GDILLOCHON, «évèrement. — Césarl...
LE PETIT GUILLOCHON. — Je ne te dis rien, à toi ; c'est maman qui nous ennuie.
MADAME GUILLOCHON, digne. — César I . . . C’eSt de YO-
tre mère que vous parlez ainsi ?
(Il embrasse madame Guillocbon, qui se calme.)
LE PETIT GUILLOCHON. — C’est poup rire,
H. GUILLOCHON, à sa fille. — Tu sais què nous avons M. Bcllet à dîner demain? Sais-tu ta romance du Lilas blanc ?
LA PETITE GUILLOCHON. Oui, papa.
(Elle chante i mi-roii.)
Tout en pressant son humble Heur,
Son doux regard prenait mon cœur
MADAME GUILLOCHON, — Permis à vous, monsieur Guillochon,de vous enticher de cette romance; moi, je la trouve inconvenante. Mais, pour votre M. Bcllet, si vous l'amenez, je le mets à la porte ; je ne vous dis que ça. Je donnepis ma fille à un fontai-
UN PETIT BAL HONNÊTE
nier, moi 1 ... Pourquoi pas tout de suite à un mar chand de coco 1...